Procréation médicalement assistée : à quel saint se vouer ?

Entre la loi qui offre désormais une solution et les croyances religieuses, le débat enfle.

Au commencement, il y avait le besoin d’apporter une réponse appropriée aux difficultés que rencontrent certains compatriotes, pas particulièrement gâtés par la nature, pour procréer. Dans la quête de solutions idoines, des hommes de sciences et le gouvernement camerounais ont pensé à assurer le transfert d’une technologie de pointe permettant de remédier à l’infertilité du couple. Et pendant des années, les spécialistes ont évolué dans ce champ vierge, avec pour seuls encadrement et boussole, leur conscience. Et aussi les limites et règles de bioéthiques imposées à tous les scientifiques de par le monde. Dans le traitement des demandes affluant, les spécialistes de la PMA, conscients d’évoluer dans un vide juridique prennent la peine de prévenir : il n’y aura pas de foire aux bébés. Exclus donc d’office célibataires et homosexuels. Au regard de la croissance de l’activité et de la forte demande parentale, le législateur s’est finalement saisi du dossier à la session parlementaire de juin dernier. 
Respect de la vie et de la dignité de l’être humain, des règles bioéthiques et déontologiques, de la personnalité et de la famille sont en première ligne des principes défendus par la nouvelle loi. Les demandeurs doivent être en outre mariés. Si ce n’est pas le cas, leur communauté de vie doit être attestée par un rapport d’enquête sociale dont les modalités sont précisées par voie règlementaire. Des garde-fous et bien d’autres censés rassurer les plus réfractaires à cette avancée attendue depuis des années par les scientifiques, les familles et charrier beaucoup d’espoir. « Vivant en concubinage depuis 20 ans, j’avais cru que mon compagnon et moi étions exclus de ce processus offrant des possibilités aux couples stériles comme nous d’avoir des enfants. Les précisions de la loi adoptée en juin dernier nous ont redonné espoir et nous comptons sérieusement nous soumettre aux traitements de PMA d’ici à la fin d’année », explique Gisèle Medouane, enseignante de 45 ans. Son enchantement aura été de courte durée. Le 8 août, les évêques du Cameroun désapprouvent dans une déclaration commune la PMA et émettent un son de cloche diff...

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