Patrimoine : les héritages de Lock Priso

La célébration du premier acte officiel de résistance de Kum’a Mbape Bell, le roi des Bèlè Bèlè, contre les Allemands s’est déroulée dimanche à Bonabéri.

Dimanche 28 août 2022 était jour de commémoration à Bonabéri, dans l’arrondissement de Douala IV. En effet, le prince Kum’a Ndumbe III, historien, écrivain, militant panafricaniste de renommée internationale et créateur de la fondation AfricAvenir, célébrait ce qu’il considère comme le premier acte de résistance anticoloniale au Cameroun, posé par son grand-père. En effet, le 28 août 1884, Kum’a Mbape Bell, chef du canton Bèlè Bèlè, roi d’Hickory Town (aujourd’hui Bonabéri), nom de règne Lock Priso Bell, adresse une lettre en pidgin-english au consul allemand Max Buchner. Objet de la missive intitulée « Pull that flag down… No man buy we » : sauvegarder la souveraineté du territoire local.
Lock Priso est ainsi dans la suite de son fait le plus connu dans l’histoire camerounaise, avoir refusé de signer le Traité germano-duala, le 12 juillet 1884. Et la correspondance du souverain le 28 août est une réponse au geste de Buchner, qui plus tôt dans la journée avait hissé haut le drapeau allemand.
Il était donc question dimanche de rendre hommage non seulement à Lock Priso Bell, mais aussi à tous les résistants qui, à la suite du roi d’Hickory Town et après le 28 août 1884, s’étaient levés à travers le pays comme le chef Elamè Joss, pour lutter contre l’occupation allemande. Une célébration qui s’est déroulée en présence des autorités de la ville de Douala, mais aussi de la région du Littoral, le gouverneur étant officiellement représenté. Des personnalités qui, aux côtés de la famille, d’historiens, de chercheurs ou ...

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category