Burundi: désertions au sein de l’armée

Plusieurs officiers supérieurs et hommes de rang prennent la fuite. 

Depuis le coup d’Etat manqué du 13 mai 2015 visant le président Pierre Nkurunziza,   les désertions  se succèdent au sein de l’armée burundaise. La dernière en date est celle de la vingtaine de soldats burundais du contingent de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) qui ont décidé de ne plus retourner au pays. «Ils craignent la répression qui s’abat au Burundi sur les militaires suspectés d’être proches de l’opposition et qui cible en particulier les jeunes officiers tutsis», mentionnent des rapports de l’Organisation des Nations unies (ONU) et de nombreuses ONG. Le 12 août dernier, en l’occurrence, le Comité de l’ONU contre la torture s’est dit «alarmé par les informations concordantes faisant état d’assassinats et disparitions forcées d’officiers des anciennes Forces armées burundaises.»  
Avant eux, les majors Pierre Niyonzima, Jimmy Rusheshe et Jean Bosco Mushimantwari, renvoyés le 5 février dernier de la MINUSCA par une décision du Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU pour violations des droits de l’Homme au Burundi au début de la crise, n’ont plus fait signe de vie. Cette nouvelle vague de désertions vient rallonger le tableau de ces fugues. Au lendemain de son putsch manqué, le général-major Godefroid Niyombare avait quitté le pays. Jusqu’ici l’on ignore le nombre exact de militaires qui sont partis avec lui. 
 


 

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