Conjoncture en zone CEMAC: De quoi être optimiste

Les principaux indicateurs communiqués hier à Yaoundé par le gouverneur de la Banque centrale, à l’issue de la 3e session du comité de politique monétaire, indiquent que les voyants sont au vert.

Abbas Mahamat Tolli, gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), a présidé hier à Yaoundé la 3e session ordinaire du comité de politique monétaire (CPM) pour l’année 2022. L’examen de l’évolution récente de la conjoncture économique et des perspectives macroéconomiques mises à jour au niveau international et sous régional était à l’ordre du jour de cette rencontre tenue en présentiel après plusieurs sessions organisées en ligne, du fait du Covid-19. Ainsi, au regard des principaux indicateurs rendus publics, on peut dire que la croissance est globalement positive en Afrique centrale, malgré un contexte international marqué par une inflation toujours élevée et le resserrement généralisé des politiques monétaires dans le monde.

Ainsi donc, pour la sous-région Afrique centrale, il est à noter la poursuite du rebond des activités pour cette année 2022 qui tire à sa fin, « en relation principalement avec le dynamisme de tous les secteurs d’activités et l’évolution favorable des termes de l’échange », peut-on lire dans le communiqué de presse ayant sanctionné les travaux. En chiffres, l’on peut retenir que selon les prévisions mises à jour, le taux de croissance du Pib réel s’établira à 3,2% contre 1,5% en 2021, soutenu principalement par la croissance du secteur pétrolier où l’on enregistre +1,9% en 2022 contre -8,2% en 2021. Le solde budgétaire sera excédentaire à 0,5% du Pib après avoir chuté à -1,6% l’an dernier. Les autres points positifs à saluer sont sur le plan financier, grâce notamment à la consolidation des réserves du système bancaire, une diminution relative des créances en souffrance et un dynamisme des marchés interbancaires et des titres publics. Sur le plan monétaire, les avoirs nets extérieurs vont progresser de 78,4%, le taux de couverture de la monnaie pourrait passer de 64% en 2021 à 81,5% cette année, alors que les réserves de change pourraient permettre de couvrir quatre mois d’importations des biens et services à fin décembre, contre 3,7 mois en 2021. Seulement, la poussée inflationniste vient mettre un bémol à cet enthousiasme. En effet, selon les prévisions du comité, après 1,6% en 2021, le taux d’inflation est projeté à 4,2% en moyenne annuelle à septembre 2022, avec une augmentation de 5,2% d’ici décembre pouvant atteindre le pic de 5,7% en mars 2023. On serait alors bien loin du seuil communautaire établi à 3%. En cause, la ...

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