The Gray Man: Le 007 américain

Malgré une intrigue minimaliste, le dernier film des frères Russo est un thriller d’espionnage avec un humour bien senti et des scènes d’action captivantes.

L e synopsis est des plus simples et des plus classiques : un prisonnier recruté et transformé en tueur à gages par la CIA, va, au cours d’une mission d’élimination, se retrouver en possession d’informations compromettantes pour son agent traitant. Il devient alors l’homme à abattre. Comme un air de déjà vu, certes, mais la dernière superproduction de la plateforme Netflix a des atouts à faire valoir. L’un de ceux-ci étant son casting de choix avec Ryan Gosling dans le rôle-phare. Dans une prestation schématique de l’agent secret flegmatique « entrainé pour être un fantôme », l’interprète du rôle de Six - parce que « 007 était déjà pris » - est poursuivi par Lloyd Hansen, campé par Chris Evans. Ce dernier prend les traits d’un sociopathe au look dandy et à la « moustache de nase ». Un improbable amateur de philosophie qui cite le pessimiste Arthur Schopenhauer en pleine séance de torture. Lloyd Hansen n’a pas peur de se salir les mains et n’hésite pas à abuser des moyens les plus ignobles pour arriver à ses fins. A Susan Brewer (Jessica Henwick) qui lui fait remarquer que « ce qui s’est passé est probablement l’échec le plus retentissant de l’histoire des opérations secrètes. Ce sera enseigné dans les écoles comme l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire quand on est chargé de récupérer un objet», Lloyd Hansen répond, sûr de lui : « Ce que je fais ne peut pas être enseigné ». Le casting est complété par d’autres valeurs actuelles d’Hollywood, à l’instar d’Ana de Armas, Rege Jean Page, mais aussi l’increvab...

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