Emplois: la politique nationale revisitée

La mise à jour du document au cœur des travaux de la conférence annuelle des services du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle qui s’ est achèvée hier à Yaoundé.

Avec un taux de chômage de 5,6 % et un taux de sous-emploi de 79%, le problème de l’emploi reste préoccupant au Cameroun. Ce d’autant plus que la tendance est à l’aggravation,  car le taux de sous-emploi était estimé à 71% en 2007. Une tournure à l’opposé des prévisions du Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE) qui prévoit de ramener ce chiffre à 50% à l’horizon 2020. Un diagnostic s’imposait donc, question de rectifier le tir, à trois ans de l’échéance. La conférence ouverte jeudi dernier par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle sur le thème : « Actualisation de la politique nationale de l’emploi », arrive donc à point nommé. Pour Zacharie Perevet, la stratégie de l’emploi élaborée en 2008 serait le ventre mou du DSCE. « Il est primordial de mener une réflexion profonde en vue de doter notre pays d’une nouvelle politique nationale plus ambitieuse en matière d’emploi et de formation professionnelle, à même d’impacter sur une croissance créatrice d’emplois », a déclaré le ministre.  
Parmi les problèmes posés aujourd’hui par ce document, on note la difficile prise en compte des acteurs du secteur informel, dont l’importance est capitale dans la création des richesses.
« Les stratégies de nos gouvernements sont alignées sur les programmes des institutions financières internationales. Or, celles-ci sont déconnectées de nos réalités. Les « bayam-sellam », les transporteurs péri-urbains, jouent un rôle moteur », déplore Zambo Amougou, président de la Confédération des syndicats des travailleurs du Cameroun (CSTC). Le Dr Ibrahim Abba, conseiller technique N°2 au Minefop évoque l’influence des facteurs internationaux sur l'emploi comme la récession en cours dans la zone Cemac ou la baisse des cours du pétrole. Et de décrier le problème de la coordination et du leadership en matière de gestion de l’emploi au Cameroun. Pour Camille Mouthe a Bidias, Dg du Fonds national de l’Emploi, il est nécessaire de mettre l’emploi avant la croissance, afin que cette dernière devienne la conséquence des politiques de l’emploi.

La solution devrait venir des participants aux travaux qui devront poser le bon diagnostic et, aux termes d’exposés d’experts et des ateliers, faire des recommandations concrètes Pour plus d’efficacité, les représentants d’organisations professionnelles d’employeurs et de travailleurs, des associations, des institutions de formation professionnelle ont cette fois encore été associés aux travaux.

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category