Victimes du crash d’hélicoptère du 22 janvier : adieu émouvant de la Nation

 Le chef de l’Etat, chef des armées, a présidé vendredi dernier, à la Cour d’honneur de la brigade du Quartier général à Yaoundé, la cérémonie d’hommage.

Cérémonie émouvante vendredi dernier à la cour d’honneur de la brigade du Quartier général à Yaoundé. Le chef de l’Etat, chef des armées, Paul Biya,  y  a présidé à partir de 11H  l’hommage aux officiers  victimes du crash  aérien du 22 janvier dernier dans la localité de Tchofo, arrondissement de Bogo dans la région de l’Extrême-Nord. Ils étaient quatre : le général Jacob Kodji, le colonel Alphonse Nkameni,  les lieutenants Souloukna Ngrassou et  Brice Aurélien Chinda Tankam.
A 11H, le chef de l’Etat est accueilli à l’entrée de la Cour d’honneur de la brigade du Quartier général par le ministre délégué à la présidence chargé de la défense Joseph Beti Assomo. Après la marche funèbre, les dépouilles sont portées au lieu des cérémonies. Celle du général Jacob Kodji en premier lieu, portée par des élèves officiers, précédée de son portrait et de deux gerbes de fleurs dont l’une aux couleurs du drapeau national, vert-rouge-jaune. La seconde, celle du colonel Alphonse Nkameni, portée par des officiers du même rang  originaires de tous les corps des armées, tandis que le dispositif est le même pour le portrait et les gerbes de fleurs. Enfin celles des lieutenants Souloukna Ngrassou et  Brice Aurélien Chinda Tankam, portées par  des officiers de leur rang ainsi que leurs portraits et des gerbes de fleurs similaires aux précédentes. Les cercueils sont recouverts, chacun,  du drapeau national.
Le protocole d’Etat annonce, en anglais et en français, les cinq articulations de la cérémonie d’hommage : l’élévation à titre exceptionnel, sur décision du chef de l’Etat, des quatre officiers à des grades supérieurs. Après la lecture des décrets présidentiels y relatifs, les personnalités désignées déposent les épaulettes et les casquettes sur les cercueils à tour de rôle.  Le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense dépose les attributs de général de division  sur le cercueil du général de brigade Jacob Kodji ; le secrétaire d’Etat à la Défense, en charge de la gendarmerie ceux de général de brigade au colonel Alphonse Nkameni ; le secrétaire d’Etat en charge des anciens combattants et des victimes de guerre  ainsi que le chef d’état-major général des armées, respectivement, ceux de capitaine aux lieutenants Souloukna Ngrassou et Brice Aurélien Chinda Tankam. Le chef de l’Etat procède personnellement à la remise des distinctions honorifiques à titre posthume. Les deux officiers généraux reçoivent chacun la  médaille de la  Croix de la Valeur  militaire du Cameroun avec citation à l’ordre de la Nation, tandis que les deux capitaines reçoivent les médailles de la Croix de la Valeur militaire du Cameroun avec citation à l’ordre de l’armée.
Dans son discours (lire le texte intégral dans les pages suivantes), le chef de l’Etat, chef des armées, rend un vibrant hommage aux quatre soldats tombés sur le champ d’honneur, et ce faisant, à tous les autres militaires disparus et à l’ensemble des forces nationales de défense. Il met en exergue la solidarité de la Nation, car ce deuil est celui de la Nation tout entière.
Avant la clôture de la cérémonie, le chef de l’Etat  a marqué son réconfort aux membres des familles éprouvées, en leur serrant la main et en leur manifestant des signes d’affection et d’encouragement. Enfin, une fois les cercueils hissés sur les command-cars (officiers généraux) et les  catafalques (capitaines), retentit la musique de la marche funèbre : « ce n’est qu’un au revoir ».

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