Crash d'hélicoptère du 22 janvier: la Nation solidaire

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La journée du vendredi 3 février 2017 est à marquer d’une pierre blanche dans les annales de l’histoire du Cameroun. Ce jour-là, le président de la République, chef de l’Etat, chef des Armées, a présidé à la cour d’honneur de la Brigade du Quartier général à Yaoundé la cérémonie d’hommage aux quatre militaires victimes du crash d’hélicoptère survenu le 22 janvier  dernier près de Bogo dans le département du Diamaré. Par-delà les quatre officiers disparus, dont les dépouilles mortelles étaient au centre d’un cérémonial à forte charge émotionnelle, c’est, comme le chef de l’Etat l’a souligné dans son discours, « à tous ceux qui sont tombés pour la défense de la patrie » qu’un hommage mérité était ainsi rendu. Depuis 2014 que le Cameroun est confronté aux menées sans foi ni loi de la secte terroriste Boko Haram, nos vaillantes forces de défense et de sécurité ont enregistré des victimes dans leurs rangs, sans pour autant que soit entamée leur détermination à venir à bout d’un ennemi lâche et insaisissable.
Exprimant aux familles éprouvées et aux forces de défense et de sécurité la solidarité de la Nation et sa reconnaissance, le président Paul Biya a martelé : « Ce deuil est celui de la Nation tout entière ». Ce faisant, le chef de l’Etat, chef des Armées, était bien dans son rôle en tant qu’incarnation de la voix et des aspirations du peuple. Mais aussi, en tant que père de la Nation toujours très sensible au malheur qui frappe si brutalement les familles des valeureux combattants tombés sur le champ d’honneur. D’où son propos bienveillant et affectueux, venant de la part d’un humaniste : « Je voudrais assurer leurs familles de ma proximité. Je partage leur douleur. Elles peuvent compter sur moi pour veiller à l’application des dispositions de la loi sur les pupilles de la Nation ». Un message fort, et d’autant plus encourageant, en direction de nos soldats qui se battent avec détermination et vaillance au front, en direction de nos jeunes compatriotes qui aspirent à entrer dans le métier des armes pour défendre la patrie jusqu’au sacrifice suprême, mais aussi en direction de leurs familles assurées du soutien garanti aux pupilles de la Nation.
A bien des égards, la présence de l’Etat, chef des Armées à la cérémonie solennelle de vendredi dernier à la cour d’honneur de la Brigade du Quartier général, revêt une dimension particulière. Ses précédentes interventions en ces lieux correspondent le plus souvent à des circonstances solennelles mais empreintes de joie, lors des cérémonies de triomphe de promotions d’élèves officiers frais émoulus de l’Ecole militaire interarmées (EMIA). Il s’est agi vendredi dernier d’une présence significative et chargée de symboles. Le chef de l’Etat, chef des Armées a tenu à marquer son ressenti par rapport à un malheur qui frappe la Nation tout entière dès lors qu’il atteint au plus haut niveau nos forces armées qui se battent pour la défense de la patrie.
L’appel du président de la République à la solidarité de l’ensemble des Camerounais n’est sûrement pas tombé dans des oreilles de sourds. A l’occasion des grandes catastrophes et sinistres que notre pays a déjà eu à endurer – lac Nyos en 1986 ; Nsam en 1998 ; Eséka en octobre dernier –, le peuple camerounais a su manifester un élan de solidarité jamais démenti. Et depuis le début de la lutte contre les terroristes de la secte Boko Haram, la solidarité des populations se manifeste sous diverses formes, avec toujours autant de ferveur. Autour des familles des quatre valeureux combattants qui ont péri récemment dans le crash de leur hélicoptère, autour de nos forces de défense et de sécurité engagées sur le front de guerre, tout comme autour de nos compatriotes civils victimes collatérales de cette sale guerre, les Camerounais ont bien compris, à la suite du chef de l’Etat lors de son message à la Nation le 31 décembre 2016, que : « Oui, l’unité nationale se forge dans les épreuves ».

 

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