Dialogue inter-congolais : pourparlers à Nairobi

Officiels, groupes armés et société civile y discutent depuis mercredi dernier pour trouver des solutions à la crise qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo.

Plus de 200 représentants du gouvernement, des groupes armés et de la société civile de la République démocratique du Congo (RDC) sont en pourparlers depuis mercredi à Nairobi au Kenya. Cette rencontre, placée sous l’égide de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CEA) et dont la facilitation est assurée par l’ancien président du Kenya, Uruhu Kenyatta, a pour objectif de ramener la paix à l’Est de la RDC. Le M23, l’un des groupes armés les plus actifs dans le pays, ne participe pas aux travaux. Les présidents congolais, Félix Tshisekedi, rwandais, Paul Kagamé et ougandais, Yoweri Museveni, suivent ces pourparlers en visioconférence. 
Sur la table des discussions, des sujets comme l’amnistie des rebelles, une demande formulée par des milices, mais contraire à la volonté de certains acteurs de la société civile. Les autorités congolaises ont d’ores et déjà fait savoir que l'amnistie ne serait pas automatique en cas de dépôt des armes. « Il n’y aura pas d'amnistie pour les crimes commis contre nos propres frères et nos propres sœurs. Amnistie veut dire que nous serions venus à Nairobi pour utiliser ce forum comme un purgatoire, là où tous les péchés commis, toutes les atrocités commises vis-à-vis de nos propres frères et de nos propres sœurs seront effacés par un coup de baguette magique, la justice transitionnelle va également fonctionner », a déclaré Serge Tshibangu, mandataire du président Félix Tshisekedi. 
Pour le gouvernement de Kinshasa, en plus des tribunaux, un processus de vérité et de réconciliation devrait être mis en place pour faciliter la réintégration de certains reb...

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