Poisson d’eau douce : bon pour la braise aussi

Les professionnels de cette activité formés mercredi dernier à Yaoundé par la Caisse de développement de la pêche maritime.

C’est l’histoire d’un expatrié qui en séjour professionnel dans la partie nord du Cameroun, découvre la carpe braisée de Tibati. Le goût exquis continue de titiller son palais, même de retour dans son pays d’origine. A sa demande, son épouse essaye en vain de reproduire la même recette. Il décide au finish de l’envoyer au Cameroun pour apprendre à faire du poisson à la braise. L’anecdote, racontée mercredi dernier à Yaoundé par le ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia), Dr Taïga traduit une réalité : le poisson Made in Cameroon est unique. Comment ne pas, dès lors, consommer les variétés produites localement ? L’interrogation du Minepia lors de la clôture de la formation sur l’utilisation du poisson d’aquaculture par les braiseuses de poisson de Yaoundé, sonnait davantage comme un appel à valoriser l’aquaculture locale.
Si les techniques d'aquaculture sont de plus en plus maîtrisées au Cameroun, il existe selon Salvador Ngoande, secrétaire exécutif de la Caisse de développement de la pêche maritime (Cdpm), un problème de commercialisation du poisson d’eau douce. Il est question de voir comment aller des étangs au plat du consommateur. Par ailleurs, il se pose un problème d'accessibilité car, les lieux de vente du poisson d'eau douce sont rares. On le retrouve plus chez les braiseuses de poissons. D'après Salvador Ngoande, c'est de là qu'est née l'idée de susciter la fibre patriotique autour du poisson local chez ces professionnelles, d'où le concept « poisson braisé 237 » qui a sous-tendu cet atelier. 
Ainsi 40 femmes et hommes, braiseurs de poissons dans différents espaces de divertissement de la ville on...

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