Décret anti-immigration aux Etats-Unis: le débat fait rage

Donald Trump a suivi en direct mardi dernier l’audience en appel devant la Cour d’appel de San Francisco de la suspension de son décret très controversé fermant les frontières des Etats-Unis aux citoyens de sept pays à majorité musulmane. Au cours de cette audience téléphonique qui a duré un peu plus d’une heure, les trois juges ont posé au juriste de l’administration Trump les questions suivantes : «Combien d’attentats ont été commis par les ressortissants des sept pays en question? Avez-vous des preuves que vous nous cachez?».
En, réaction, August Flentje, conseiller spécial du département de la Justice, a fait savoir à la collégialité que le président américain était dans son plein droit de prendre un décret qui se justifie par des craintes d’attentats et que ce texte devait être rétabli. «Le décret était tout à fait dans les pouvoirs du président (...) et est constitutionnel», a-t-il laissé entendre. D’après lui, la décision du tribunal de Seattle «outrepasse le jugement du président sur le niveau de risque terroriste acceptable». A la question de savoir si l’administration dispose de preuves sur les liens entre les pays incriminés, à savoir l’Iran, l’Irak, le Yémen, la Syrie, la Libye, la Somalie et le Soudan et le terrorisme aux Etats-Unis, August Flentje n’a pas donné d’exemples précis.
Pour sa part, le représentant de l'Etat de Washington, Noah Purcell, a fait savoir que la Justice a pour but de «contrôler les abus de l'exécutif et a dit que réinstaurer le décret replongerait le pays dans le chaos» et a relevé que l’administration n'avait pas démontré de «dommages irréparables» pour justifier un tel décret. Le verdict est attendu cette semaine.

 

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Le département de la Justice et l’Etat de Washington ont défendu leurs positions respectives mardi dernier devant la Cour d’appel de San Francisco. Verdict attendu cette semaine.

Assis devant son écran, Donald Trump a suivi en direct mardi dernier l’audience en appel devant la Cour d’appel de San Francisco de la suspension de son décret très controversé fermant les frontières des Etats-Unis aux citoyens de sept pays à majorité musulmane. Au cours de cette audience téléphonique qui a duré un peu plus d’une heure, les trois juges ont posé au juriste de l’administration Trump les questions suivantes : «Combien d’attentats ont été commis par les ressortissants des sept pays en question? Avez-vous des preuves que vous nous cachez?».
En, réaction, August Flentje, conseiller spécial du département de la Justice, a fait savoir à la collégialité que le président américain était dans son plein droit de prendre un décret qui se justifie par des craintes d’attentats et que ce texte devait être rétabli. «Le décret était tout à fait dans les pouvoirs du président (...) et est constitutionnel», a-t-il laissé entendre. D’après lui, la décision du tribunal de Seattle «outrepasse le jugement du président sur le niveau de risque terroriste acceptable». A la question de savoir si l’administration dispose de preuves sur les liens entre les pays incriminés, à savoir l’Iran, l’Irak, le Yémen, la Syrie, la Libye, la Somalie et le Soudan et le terrorisme aux Etats-Unis, August Flentje n’a pas donné d’exemples précis.
Pour sa part, le représentant de l'Etat de Washington, Noah Purcell, a fait savoir que la Justice a pour but de «contrôler les abus de l'exécutif et a dit que réinstaurer le décret replongerait le pays dans le chaos» et a relevé que l’administration n'avait pas démontré de «dommages irréparables» pour justifier un tel décret. Le verdict est attendu cette semaine.

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