Minfopra: trois cadres jugés au TCS

 Ils sont accusés du détournement de bons de caisse d’une valeur d’un peu plus de 288 millions de F.

C’est comparaissant libres que trois cadres du ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative (Minfopra) ont assisté à la première audience de leur affaire le 31 janvier dernier au Tribunal criminel spécial (TCS). Elisabeth Abogda, Mvogo Mvogo, retraité et Serges Mbang Zobo ayant successivement été billeteurs au Minfopra sont accusés du détournement de bons de caisse émis au profit des jeunes admis au recrutement dit des «25 000 ». Pour une valeur de 288,1 millions de F, dans la période se situant entre les 24 et 26 décembre 2013. L’identification et la présentation des charges aux accusés ont constitué, pour l’essentiel, le menu de la première audience. Les accusés ayant tous clamé leur innocence, en plaidant non coupable, la prochaine audience qui aura lieu le 14 février prochain portera sur la convocation des représentants du Minfopra et du ministère des Finances, partie civile dans le procès. Il sera également question de la communication des listes des témoins de l’accusation et de la défense.
Cette affaire qui a été renvoyée en jugement devant le TCS par le Tribunal de grande instance (TGI) part de la gestion des bons de caisse en souffrance des fonctionnaires de l’opération de recrutement de 25 000 jeunes à la Fonction publique. Logé au sein du Minfopra, le comité technique en charge du dossier avait pris attache avec certains services, notamment ceux de la direction des Affaires générales, plus précisément le bureau 607 pour conserver et sécuriser les bons de caisse des jeunes recrus en souffrance. C’est dans ces circonstances que des bons de caisse d’une valeur de plus de 400 millions F vont disparaître sans effraction. Ce montant résulte du détournement global de milliers de bons de caisses dans le bureau suscité par certains personnels du ministère. Le Minfopra avait alors déposé une plainte en janvier 2013 au Tribunal de grande instance (TGI) du Mfoundi contre quatre personnes. Plusieurs personnes dont les chauffeurs avaient été interpellées, entendues et écrouées pour certains.

 

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