Côte d’Ivoire : retour dans les casernes à Adiaké

Les soldats des Forces spéciales ont demandé pardon et sont retournés à leur base hier.

Les autorités ivoiriennes ont annoncé hier en début d’après-midi le retour au calme à Adiaké. Les militaires mutins ont présenté des excuses au général Sékou Touré, chef d’état-major des armées. Le ministre de la Défense, Alain-Richard Donwahi a déclaré avoir pris acte et fait savoir que cet incident était désormais clos. Sans donner plus de précisions sur l’issue des pourparlers. On ignore toujours si leurs revendications ont été prises en compte au même titre que celles de leurs frères d’armes qui se sont mutinés quelques semaines auparavant dans d’autres localités du pays. Mais, à Adiaké, des sources indiquaient qu’il régnait un calme encore précaire nonobstant le fait que plusieurs barricades, érigées 48 heures auparavant, aient été levées. Une bonne partie de la population, encore apeurée était toujours recluse dans les domiciles alors que la circulation et les commerces reprenaient progressivement.
Au terme d’un conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement qui a dénoncé la méthode utilisée par les Forces spéciales pour se faire entendre, a indiqué que les négociations devraient se poursuivre avec ces dernières. «Chaque revendication sera analysée. Les représentants de l'Etat indiqueront ce qui est possible et ce qui n'est pas possible. Mais des engagements ont déjà été pris, concernant l'amélioration des conditions de vie et de travail des forces de défense et de sécurité. Beaucoup figurent déjà dans la loi de programmation militaire, donc de ce point de vue, il n'y a pas de discussion véritablement. Mais par contre, sur les revendications qui vont au-delà, les discussions se poursuivent», a déclaré Bruno Kone. «La bonne option n'est pas la revendication par la force : tirer en l'air, se faire entendre par les armes n'est pas la bonne forme. Il y a des canaux pour remonter les informations», a-t-il déploré.
Mardi dernier, des soldats des Forces spéciales sont sortis de leurs casernes à Adiaké, non loin de la capitale ivoirienne, et se sont mis à tirer en l’air, poser des barrières sur la voie publique et ont intimé l’ordre aux commerçants de fermer et aux populations de rester chez elles.

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