Alimentation des populations : comment mieux nourrir l'Afrique

La problématique au cœur d'un sommet de trois jours ouvert hier à Dakar par le président Macky Sall, en présence de plusieurs chefs d'Etat du continent et d'ailleurs.

La deuxième édition du sommet baptisé « Nourrir l'Afrique » s'est ouverte hier Dakar au Sénégal. Une trentaine de chefs d'Etat, de gouvernement, et leurs représentants, ainsi que 70 ministres en charge de l'agriculture et de l'économie ont assisté à la cérémonie d'ouverture de cet évènement co-organisé par la Banque africaine de Développement, l'Union africaine et le gouvernement sénégalais. Le sommet qui court jusqu'à vendredi prochain est placé sous le thème « Nourrir l'Afrique : souveraineté et résilience. » Un choix tout indiqué pour pousser tous les fils et filles de l'Afrique,  sans distinction, à véritablement se mobiliser pour que ce continent puisse « se nourrir lui-même et contribuer à donner à manger aux autres », a indiqué Macky Sall, par ailleurs président en exercice de l'Union africaine
Selon la BAD, bien que possédant 65 % des terres arables restantes pour nourrir 9 milliards de personnes dans le monde d’ici 2050, le continent importe plus de 100 millions de tonnes de produits alimentaires au coût de 75 milliards de dollars par an. Son important potentiel en ressources hydrologiques devrait également lui permettre de prendre son envol agricole. Il est surtout question de répondre à la hausse des prix des denrées alimentaires et aux perturbations de la chaîne d'approvisionnement alimentaire mondial causées par le Covid-19, les conflits et les changements agricoles. Pour cela, les participants au Sommet de  Dakar sont unanimes qu'il est urgent pour l'Afrique de produire ce qu'elle mange, de façon durable et rentable. « Comment nous considérer comme des hommes libres si pour vivre, nous dépendons des vivres des autres », s'est interrogé Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine. Il est donc temps d'agir pour mettre fin à la faim et à la malnutrition en Afrique, a indiqué Akinwumi Adesina, président du groupe de la BAD
Et pour cela, tous les enfants de la mère Afrique doivent travailler main dans la main,  entre eux et avec les partenaires au développement. Il est donc question de développer rapidement des chaînes de valeur ainsi que les infrastructures, accroître les capacités de production,  assurer les financements adéquats tant du côté des gouvernements que des investis...

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