Des groupes armés sèment la confusion en Centrafrique

 Malgré la présence des forces onusiennes, les rivalités entre plusieurs factions rebelles font craindre une nouvelle escalade de violence.

Les rebelles du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et ceux du Mouvement patriotique centrafricain (MPC), deux factions de l’ex-Séléka constituent une sérieuse menace pour la paix en Centrafrique. Ces deux mouvements qui ont promis de s’emparer de la ville de Bambari pour en déloger Ali Darass, le chef de l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC) qui y a établi son quartier général depuis quelques années, s’activent ces derniers jours. La ville de Bambari attise des convoitises. De nombreux commerçants y vivent ou y transitent. Et depuis longtemps, Ali Darass, y a instauré un système de prélèvement de taxes sur les commerçants auxquels il « accorde » sa protection, ainsi qu’aux transhumants qui convoient les troupeaux de bovins. Par ailleurs, les compagnies internationales actives dans le secteur du bois payent également une taxe aux groupes armés, dont l’UPC. L’appât du gain et une animosité persistante entre les leaders de ces groupes armés est la cause de plusieurs incidents, ces derniers temps, qui font craindre une nouvelle escalade dans l’est centrafricain.
Le week-end dernier en tout cas, la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine (Minusca) s’est interposée entre des colonnes de la coalition FRPC-MPC qui se dirigeait vers Bambari. Plusieurs véhicules des rebelles ont été détruits par un hélicoptère des Nations unies, sans pour autant dissuader les colonnes rebelles d’avancer. Toutefois, lors de cette intervention onusienne un des principaux chefs du FPRC a été tué. Selon la force de l’ONU « la Minusca n’a pas eu d’autre choix que d’arrêter l’avancée de la menace d’éléments de la coalition FPRC, afin d’éviter une confrontation dans Bambari qui aurait eu des conséquences dramatiques pour les populations civiles déjà traumatisées ». Toujours est-il que sur le terrain selon des sources humanitaires, les risques d’accrochages entre les factions rebelles ont provoqué de nouveaux mouvements des populations. Ces derniers jours, plusieurs centaines de familles seraient ainsi arrivées à Bambari où la tension est montée d’un cran.

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