Pierre Zumbach: « Globalement, le bilan est très positif »

Quel bilan faites-vous de cette sixième édition de Promote en termes de participation, d’activités et de fréquentation du site ?
Ce bilan est positif si on le compare à celui des autres éditions de Promote. L’utilité du salon est de plus en plus marquée. C’est un progrès. Maintenant dans le détail, nous aimons le dialogue avec les exposants. Il faut qu’on ait le temps, dans les semaines qui viennent, de leur parler afin qu’ils fassent leur bilan. Globalement, le bilan est très positif et le critère premier qu’est l’utilité d’un tel salon pour le progrès économique national et privé apparaît clairement. La journée de samedi (avant-hier) a compté 20 000 visiteurs, ce qui est un chiffre très élevé par rapport aux autres jours. Je pense qu’au finish on sera dans les mêmes chiffres qu’en 2014. Mais il faut savoir que le site a des limites d’absorption et de sécurité sur lesquelles nous sommes extrêmement attentifs. Par conséquent, nous sommes à la côte maximale possible de visiteurs et exposants.
Quels ont été les temps forts de cette édition ?
Un pas en avant énorme a été fait dans la préparation et la construction des stands. Il y avait des stands originaux et de qualité qui exprimaient la vision des entreprises. C’est la foi en l’avenir, en son savoir-faire que les exposants viennent montrer et pour cela je pense qu’on a fait un pas dans la conviction qu’on peut aller de l’avant même si cela est difficile. L’innovation est partout. Ce Promote n’a ressemblé en rien aux anciens. Les choses changent, l’environnement change, les comportements aussi. Le salon est une structure d’accueil pour l’entreprise et évolue constamment. Promote est un phénomène dans l’actualité économique au jour le jour. On progresse, il y a une ascension. Dans un grand salon économique, les médias et les artistes apportent une dimension importante. Ils s’imposent d’eux-mêmes. Au fil des éditions de Promote, nous avons tissé avec les médias des relations de confiance où chacun trouve son compte. Je remercie particulièrement Sopecam qui a été, pour cette édition qui se termine, très fort et très utile.
800 rencontres B2B étaient au programme. Pouvez-vous en évaluer les retombées par secteur ?
Les rencontres sont un élément capital dans un salon du savoir-faire, elles le différencient d’une foire. C’est le moment où les gens font connaissance, parlent et conviennent peut-être d’amorcer une collaboration multiforme. Les partenariats peuvent être financiers, techniques ou être un mélange de tout. Ce laboratoire des rencontres garde un côté confidentiel que Promote tient à respecter. La concurrence nationale ou internationale est très forte. Lorsqu’un partenariat devant faire progresser deux entreprises est conclu, elles en gardent la confidentialité jusqu’à ce qu’il soit effectif. Et les changements se verront au fur et à mesure.
Promote est connu comme le salon des grandes entreprises. Quelle place réserve-t-il à la Très Petite et à la Petite et Moyenne Entreprise ?
Promote est ouvert à toute entreprise du formel qu’elle soit petite, moyenne ou grande. C’est un éventail complet d’entreprises multisectoriel qui tend à devenir plurisectoriel, puisqu’il y a des filières plus importantes que d’autres. Promote est ouvert à tous. Dans cette ouverture, il est clair que les grandes entreprises ont plus de facilité à faire face aux coûts de participation. Promote n’est pas gratuit, il est sponsorisé mais pas gratuit. Si une entreprise veut se promouvoir, elle aura des coûts à supporter. Nous sommes très ouverts avec les PME, nous étudions leurs possibilités de participer financièrement, on a toute une série de moyens pour les aider. C’est un travail fin qui se fait d’un Promote à l’autre. Nous gardons le contact avec beaucoup de PME et je pense que c’est une attitude et une formule qui permet à la PME d’avancer puisqu’elle a souvent un très grand savoir-faire, mais n’a pas encore les moyens financiers pour occuper de grands espaces.
La participation des pays étrangers a grimpé depuis la dernière édition. Quel est selon vous, la contribution du salon dans la promotion des échanges économiques dans la sous-région et au-delà ?
Nos mandants officiels nous ont demandé -et nous sommes tout à fait d’accord avec cela- de mettre la moitié des espaces à disposition des entreprises camerounaises. L’autre moitié est ouverte à l’international, notamment à la sous-région Afrique centrale. Promote est le premier évènement économique d’Afrique centrale, donc nous sommes solidaires de la sous-région parce que c’est par l’intégration sous-régionale que passera l’émergence de l’Afrique. Il est donc très important qu’il y ait cette proportion. Par-là, nous répondons à la demande qui est forte, mais encore, nous créons un échantillon de l’économie camerounaise qui s’illustre par tous ces secteurs d’activités. Et c’est cet échantillon d’économie qui intéresse beaucoup les étrangers et surtout les non-Africains qui viennent parce que c’est l’occasion, en neuf jours, de glaner des informations qu’ils n’auraient jamais autrement sur ce qu’est une économie au cœur de l’Afrique, c’est-à-dire sur le Cameroun dans l’Afrique centrale. Et c’est cette dynamique qui encourage beaucoup les étrangers à venir. Il y a 32 nationalités représentées cette fois-ci et une dizaine de pavillons pays dont les entreprises ont le soutien de leurs ambassades. C’est une formule qui a de l’avenir pour un salon comme Promote.
Quelles perspectives pour Promote 2019 ?
Je créerai les conditions pour que toute notre équipe se mette à une bonne préparation de Promote 2019 d’ici quelques jours. On va écouter les réactions des exposants. Ce sont eux qui nous dirons ce qu’on peut modifier, ajouter ou faire autrement, sachant aussi que nous avons d’assez fortes contraintes dans le choix du site. Le palais des congrès n’est pas un vrai site d’exposition. Petit à petit, les progrès de Promote se voient freinés dans ce cadre et on réfléchit avec les autorités pour voir dans quelle mesure avoir en périphérie de la capitale un vrai site d’exposition qui permette d’installer un salon par filières et thématiques, ce qui est très difficile ici étant donné la topographie des lieux.
 

 

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