Cameroun-FMI: discussions ouvertes

 Le ministre de l’Economie, Louis Paul Motaze a présidé hier une séance de travail avec les représentants du Fonds monétaire international et d’autres institutions financières.

Un huis clos ! C’est dire toute la sensibilité et l’importance que revêtent les discussions entre les experts du Fonds monétaire internationale (FMI) et l’Etat du Cameroun, représenté par le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT). Louis Paul Motaze a ouvert la traditionnelle séance de travail hier, indiquant qu’elle est néanmoins ouverte aux experts de la Banque mondiale (BM) et de la Banque africaine de développement (BAD). Sachant qu’au courant de la semaine dernière, notamment lors de l’inauguration du pavillon France à Promote 2017, le MINEPAT avait révélé que le Cameroun est en train de négocier un accord avec le FMI, les hommes de médias se sont invités en masse à la rencontre d’hier. Hélas, rien ne devra filtrer, a clairement indiqué Louis Paul Motaze.
Le MINEPAT a néanmoins rappelé que « depuis décembre 2016, au terme du sommet extraordinaire des chefs d’Etats d’Afrique centrale sur la situation économique et monétaire dans la zone CEMAC, un certain nombre de décisions ont été prises. Il est question d’en assurer le suivi, dans un contexte que l’on connaît ». Le contexte en question est marqué par une conjoncture économique difficile, du fait des effets néfastes du double choc pétrolier et sécuritaire sur les économies de la sous-région. Toute chose qui impose la mise en œuvre d’un certain nombre de mesures économiques, pour redynamiser la croissance. C’est d’ailleurs le sens à donner aux résolutions du sommet extraordinaire des chefs d’Etat d’Afrique centrale du 23 décembre 2016.
Il est à noter que parmi les 21 résolutions qui avaient été prises au terme des échanges, les chefs d’Etat avaient choisi de solliciter l’appui du FMI. Ils avaient notamment, au treizième point des résolutions, « décidé d’ouvrir et de conclure à brève échéance, des négociations bilatérales avec le FMI, pour mieux structurer les efforts d’ajustement de leurs Etats, les accompagner vers une sortie de crise et les aider à mettre en place les conditions d’une relance vertueuse et durable de leurs économies ». Les discussions ouvertes hier entre le Cameroun et l’institution de Bretton Woods s’inscrivent logiquement dans le cadre de la mise en œuvre de cette résolution.

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