Affaire Simone Gbagbo: nouveau report

L’ex-première dame ivoirienne et les prévenus du procès des « disparus du Novotel » étaient attendus devant la barre hier.

L’ex-première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, avait un nouveau rendez-vous avec la justice hier pour des crimes commis lors de la crise post-électorale de 2011. Déjà condamnée en 2015 à 20 ans de prison pour « atteinte à la sureté de l’Etat », la nouvelle comparution pour « crime contre les prisonniers de guerre et crime contre l’Humanité » de l’épouse de Laurent Gbagbo avait été suspendue fin novembre 2016. La défense de Simone Gbagbo menée par maître Ange Rodrigue Dadjé, son principal conseil, s’était alors indignée «contre le refus du tribunal de procéder à certaines auditions », dont celles de l’actuel président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, de l’ancien Premier ministre Jeannot Ahoussou Kouadio, ou de l’ex-chef de l’armée, le général Philippe Mangou. Hier, le deuxième procès de l'ancienne première dame ivoirienne a une fois de plus été reporté au 7 mars prochain. En l’absence de de l’accusée, les débats ont tourné autour de « la composition du juré et la signification de la mise en accusation », dénoncées par les avocats de la défense commis pour la défense de Simone Gbagbo.
En même temps que Simone Gbagbo faisait face à la justice, le procès du meurtre de quatre hommes, dont deux Français, enlevés en 2011 à l'hôtel Novotel d'Abidjan en pleine crise post-électorale, devait s'ouvrir pour faire la lumière sur cette affaire. Cinq des dix accusés, dont le général Brunot Dogbo Blé qui commandait à l'époque la Garde républicaine, sont poursuivis pour « séquestration et assassinat », les autres pour « enlèvement » et/ou « disparition de cadavres ». Ce procès devait démarrer en fin novembre 2016, puis le 31 janvier dernier.  Mais le mois dernier, il a été reporté en raison de l'absence de la moitié des accusés.
Dans cette affaire au cours de laquelle Stéphane Frantz Di Rippel, directeur du Novotel, Yves Lambelin, directeur général de Sifca, plus grand groupe agro-industriel ivoirien, son assistant béninois Raoul Adeossi et le Malaisien Chelliah Pandian, directeur général d'une filiale de Sifca, enlevés le 4 avril 2011 à l'hôtel Novotel ont perdu la vie, de nombreuses zones d’ombres devront être élucidées.

 

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