RDC : l’embarras

Commentaire.

Tandis qu’on croyait l’accord de sortie de crise en République démocratique du Congo suffisamment convaincant pour être mis en œuvre, les multiples atermoiements montrent qu’on n’est pas encore sorti de l’auberge.
Depuis le décès d’Etienne Tshisekedi, président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et leader du Rassemblement des forces acquises au changement le 1er février dernier, les différentes composantes de l’opposition peinent à lui trouver un successeur au poste de président du Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral (CNSA). L’une des tentatives de dénicher l’oiseau rare s’est soldée, avant-hier, par un nouvel échec. L’UDPS, qui n’avait pas jusqu’ici présenté un candidat à ce poste, le revendique en même temps que la charge de Premier ministre.
La plate-forme de l’opposition, dénommée G7, estime que l’UDPS ne peut à la fois s’approprier les strapontins de président du CNSA et de Premier ministre. Le gouvernement pense, pour sa part, que la charge de président du CNSA avait été confiée à Etienne Tshisekedi en qualité d’opposant historique. Elle ne saurait automatiquement échoir à l’UDPS. S’agissant de la nomination du Premier ministre, le gouvernement souhaite qu’il soit soumis au chef de l’Etat une liste d’au moins trois candidats issus du Rassemblement des forces acquises au changement, pour  qu’il exerce son pouvoir discrétionnaire.
Non seulement les différentes parties ne parviennent pas à s’accorder sur ces questions, mais aussi la question du mausolée retarde encore l’enterrement du président de l’UDPS. Au point où la Conférence épiscopale nationale congolaise, médiatrice dans cette crise, commence à se lasser. Le réalisme commande certainement de surmonter ces désaccords et d’opter pour des solutions consensuelles afin d’assurer des obsèques paisibles à Etienne Tshisekedi et relancer les négociations inter-congolaises.

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