Le président Farmajo entend restaurer la dignité de l’Etat en Somalie

 En prêtant serment hier, le nouveau président a promis la reconstruction de l’armée nationale.

Une nouvelle page de l’histoire de la Somalie s’est ouverte hier avec l’investiture de Mohamed Abdullahi Farmajo. Elu le 8 février dernier par le Parlement, le nouveau président somalien a prêté serment. En présence des présidents kényan, Uhuru Kenyatta, djiboutien, Ismaïl Omar Guelleh, et du Premier ministre éthiopien, Halemariam Desaleign. Des délégations  koweïtienne et égyptienne ont également fait le déplacement de la capitale somalienne. Entouré à l’occasion de ses prédécesseurs, le neuvième chef d’Etat somalien a prêté serment sous un hangar aménagé à l’aéroport de Mogadiscio. Le choix de ce lieu se justifie par le fait qu’il est le plus sécurisé du pays. En plus, le nouveau président voulait se mettre à l’abri d’une éventuelle attaque des islamistes shebab qui lui ont promis une «guerre sans merci».
Toute la journée d’hier, Mogadiscio avait les allures d’une ville fantôme. Routes bloquées, vols commerciaux annulés, commerces et écoles fermés, toutes les mesures fortes ont été prises pour se prémunir d’une attaque terroriste. On se rappelle que le 16 février dernier, alors que le nouveau président élu savourait encore sa victoire, des tirs de mortiers revendiqués par les shebab ont été entendus près du palais présidentiel, faisant cinq morts, dont deux enfants. Dimanche dernier, ces rebelles affiliés à la nébuleuse terroriste, Al-Qaïda, ont mené une nouvelle attaque à la voiture piégée qui a fait une quarantaine de morts au bilan.

 

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