Modernisation du secteur ferroviaire : il faut passer à l’action

La promulgation par le président de la République de loi régissant le secteur ferroviaire au Cameroun le 28 juillet dernier vient relancer tous les espoirs d’un secteur où offre et demande sont en déphasage.

Lors de son passage devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée nationale en novembre 2022 pour défendre son enveloppe pour l’exercice 2023, le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, faisait un certain nombre d’annonces dans le cadre du développement des secteurs dont il a la responsabilité. Ainsi, pour ce qui était du développement du transport ferroviaire, il affirmait que « le secteur ferroviaire devrait connaître une évolution favorable au cours de l’exercice 2023 avec le démarrage du projet d’amélioration de la performance du corridor rail route Douala-N’Djamena, la poursuite de l’étude de faisabilité de la construction de la ligne de chemin de fer reliant Ngaoundéré et N’Djamena, ainsi que le démarrage du projet de renouvellement de la section de chemin de fer Belabo-Ngaoundéré. » D’autres initiatives étaient également dans le pipe dont l’acquisition de nouvelles voitures voyageurs, la construction des voies ferrées, etc. En attendant la réalisation de ces ambitieux projets, les acteurs du secteur ferroviaire peuvent déjà se réjouir de la nouvelle loi régissant le secteur ferroviaire au Cameroun que le président de la République a promulgué le 28 juillet dernier, après celle de 1974. 
De l’espoir donc. C’est sans doute le sentiment de ces derniers qui voient ainsi le cadre règlementaire et institutionnel renforcé et qui va assurément apporter des solutions aux insuffisances observées dans ce secteur. Alors qu’elle était même encore en débat au parlement, son contenu alimentait déjà les débats. Mais comment pouvait-il en être autrement ? Le tableau de bord de ce secteur n’affiche pas des données rassurantes. D’abord, le matériau de base est de plus en plus vétuste. Si en 1974, le linéaire était de 1270 km, aujourd’hui, il est seulement de 1000 km. Il y a donc cela, mais aussi le cadre normatif inadapté, les infrastructures dégradées, la chute du nombre de passagers de plus de la moitié en une décennie, la baisse du volume des marchandises transportées par ce canal, le déficit des investissements, la fermeture de certaines lignes, entre autres. Ces problèmes sont chaque fois posés sur la table des échanges du Comité interministériel des infrastructures ferroviaires. Très souvent, des engagements sont pris, des promesses faites mais, sur le terrain, les choses semblent prendre du retard. 
C’est donc un véritable tournant qui est en train d’être pris pour entamer la modernisation définitive du secteur ferroviaire et l’aligner aux enjeux de l’heure. Dans ce nouveau dispositif ambitieux, l’Etat naturellement garde sa prérogative de définition de la politique ferroviaire du pays et de développement des transports par voie ferrée. G...

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