RDC: l’ONU met la pression

 Le Conseil de sécurité exige une application urgente de l’accord politique de la Saint- Sylvestre.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a fait part  vendredi  dernier de son inquiétude devant le manque de progrès dans les négociations politiques congolaises. Le 31 décembre dernier, pouvoir et opposition congolais étaient parvenus à un accord pour la gestion d’une période de transition d’un an avant la tenue des élections générales. Mais près de deux mois après, c’est toujours l’impasse. Les Nations unies exigent aujourd’hui la mise en place des mesures de confiance, et du Conseil national de suivi de l’accord (CNSA) de la Saint-Sylvestre. Il est également question de nommer un Premier ministre présenté par la coalition de l’opposition communément appelée le Rassemblent. Mais depuis des semaines, pouvoir et opposition sont en désaccord sur pratiquement tout, même s’ils disent officiellement le contraire.
Depuis le 1er février dernier le décès du chef de file de l’opposition, Etienne Tshisekedi est un casse-tête supplémentaire pour les Congolais. Il était pressenti pour prendre la tête du CNSA. Depuis sa disparition, l’opposition peine à lui trouver un successeur. Par ailleurs, pour ce qui est de la nomination d’un Premier ministre, le Rassemblement souhaite présenter un candidat qui serait ensuite validé par le chef de l'Etat. Mais le gouvernement n’est pas d’accord avec cette démarche. Pour le pouvoir de Kinshasa, l'opposition doit proposer trois noms et non un seul, afin que le président Joseph Kabila puisse opérer le choix final. Au sujet de la nomination du Premier ministre, une polémique enfle même depuis quelques jours autour de l'existence d'une lettre d’Etienne Tshisekedi qui désigne le futur Premier ministre de transition.
Dans ce climat délétère, le Conseil de sécurité pousse pour que des décisions soient prises. Celles-ci contribueraient à assurer la paix et la sécurité dans le pays. Le Conseil de sécurité a en outre réitéré son soutien à la médiation de la Conférence épiscopale nationale des évêques du Congo (Cenco) pour la mise en route d’un compromis politique dans les meilleurs délais. Pour sa part, la Conférence des évêques ne cache pas son agacement devant les retards accumulés et appelle pouvoir et opposition à s'entendre urgemment. Du reste, après plusieurs jours de silence, la Cenco a recommencé à faire entendre sa voix.

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