Langues maternelles: la démonstration des écoles pilotes

Le savoir-faire des élèves en la matière a été démontré lors de la célébration de la 18e Journée internationale jeudi à Yaoundé.

L’hymne national chanté en ewondo par des jeunes élèves du primaire, pour planter le décor d’une Journée internationale dédiée à la langue maternelle. Tout comme la présentation du journal des régions, des sketchs et chants en bassa, fulfuldé, ghômala, duala et ewondo, entre autres. Ce défi a été relevé jeudi dernier à Yaoundé par les différents établissements pilotes au sein desquels s’effectue l’apprentissage des langues maternelles. C’était à l’occasion de la célébration de la 18e édition de la Journée internationale de la langue maternelle. Il s’agit entre autres des écoles publiques de Nkolndongo, de Mballa II et celle du Centre. Les établissements anglophones ne sont pas en reste.
Au cours de la cérémonie présidée par le secrétaire général du ministère de l’Education de base (Minedub), Bissé Bea, les différents orateurs ont été unanimes sur l’importance de l’utilisation à la maison de la langue maternelle dès les trois premières années de l’enfant. « Ceci les prépare à une acquisition de l’alphabétisation sans difficulté dans leur langue maternelle et par la suite à l’acquisition d’une seconde langue (français ou anglais) à un stade ultérieur de leur scolarisation », a expliqué Bissé Bea. S’appuyant sur le thème : « Vers des avenirs durables grâce à l’éducation multilingue », Bissé Bea a indiqué que les 283 langues nationales parlées au Cameroun jouent un rôle vital dans le développement. Ceci dans la mesure où elles veillent à la diversité culturelle, au dialogue interculturel, au renforcement de la coopération et à la construction des sociétés inclusives du savoir et à la préservation de la paix.
Concernant les critères de sélection des langues en apprentissage, le Sg rassure : « Nous avons recensé cinq langues pour servir de base. Il faut commencer par un bout. C’est pourquoi nous avons débuté avec le ghômala, le Bassa, l’ewondo, le fulfulfudé, le duala. Elles offrent beaucoup de richesses au niveau de l’apprentissage. Cela ne veut pas dire que les autres langues ne sont pas importantes ». Interpellation a été faite à l’endroit des communautés éducatives sur l’impératif de se mettre à l’école de la langue maternelle dont  le meilleur vecteur reste l’école.
 

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