Centrafrique: bataille à Bambari

Le mouvement rebelle de Noureddine Adam tente de prendre cette ville mais rencontre l’opposition de la force onusienne.

Le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) est aux portes de Bambari.  Cette coalition des ex-Séléka conduite par Noureddine Adam menace d’investir cette ville stratégique du centre de la Centrafrique, récemment occupée par l’Unité pour la paix en Centrafrique. Sous la pression internationale, cette autre branche des ex-Séléka dirigée par Ali Darass a été forcée de vider les lieux. Depuis dimanche dernier, des combats opposent force onusienne et assaillants pour le contrôle de cette localité du centre du pays. Armés de kalachnikov et de lance-roquettes, une quarantaine d’hommes du FPRC ont tenté de la prendre, franchissant ainsi les ultimes lignes rouges imposées par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA). Avant de se voir repoussés par celle-ci.
Devant la résistance des rebelles, les troupes internationales ont dû faire usage d’un hélicoptère de combat pour freiner leur avancée. Le dernier bilan encore non officiel de cet accrochage fait état d’un rebelle tué, de sept blessés et de trois autres interpellés. «La MINUSCA n'a aucune inculpation contre eux. Ils vont bientôt être libérés», tente de rassurer Aboubacar Sidi, porte-parole de l'état-major du FPRC. La MINUSCA a indiqué que quatre de ses éléments ont été blessés par les combattants du FPRC à Ippy à une centaine de kilomètres de Bambari. Dans un communiqué publié il y a quelques jours, elle met en garde les assaillants «qu'elle utilisera tous les moyens à sa disposition pour éviter une escalade de la violence qui mettrait en péril la vie des populations civiles». Car, depuis quelques semaines la région de Bambari est le théâtre d’affrontements entre troupes du FPRC et de l’UPC, deux factions rivales de l’ex-Séléka, ayant chassé le président François Bozizé en mars 2013. Même si aux dernières nouvelles elle est sous contrôle, la situation reste volatile. D’autant plus que les assaillants n’entendent pas capituler face à la puissance de feu de la force internationale.

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