« When The Levees Broke » : ma famille ou mes convictions

Sacré Meilleur film d’Afrique centrale à la 27e édition du Festival Ecrans noirs, le film de Musing Derick porte la réflexion avec habilité sur un système corrompu.

Opérer un choix entre la justice pour laquelle elle se bat depuis des années et courir le risque de perdre sa famille. C’est autour de ce dilemme qu’est ficelée l’intrigue de « When The Levees Broke », sacré Meilleur film d’Afrique centrale à la 27e édition du Festival Ecrans noirs qui s’est achevée samedi dernier. Porté par le réalisateur aux multiples distinctions, Musing Derick, le long métrage braque les projecteurs sur Maître Ngwe Fidel, une avocate invincible qui se retrouve mêlée à l'une des plus grandes machinations de son pays. Cette dame aux positions pour la justice inébranlable tente de mettre à nue les exactions du ministre des Travaux publics et Investissements qui est réputé pour ses actes de corruption et de malversations. Le membre du gouvernement passe par de nombreux stratagèmes pour piller les fonds et s’enrichir au détriment de la population qui croule sous la misère. Chantiers et entreprises fictifs, il ne lésine pas sur les moyens pour arriver à ses fins. Une situation qui révolte Maître Ngwe Fidel. Son élan sera confronté à un écueil lorsqu’elle découvrira que ses propres parents sont commanditaires de ces actes. Respectera-t-elle son serment légal, fera-t-elle ce qui est juste ou cédera-t-elle à ses passions ? 
Un film audacieux, abordant des thématiques comme la corruption, le népotisme et bien d’autres fléaux qui minent la société. Ce long métrage dont le titre nous rappelle un téléfilm documentaire réalisé par Spike Lee, a également le mérite d’être porté par un seul personnage, incarné par Stéphanie Tum. Un rôle pour lequel l’actrice a été sacré au Festival Ecrans noirs. Les autres protagonistes du film interviennent uniquement à trav...

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