FESPACO 2017: ça tourne à Ouaga

La 25e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou au Burkina Faso lancée le 25 février dernier attend près de 200.000 festivaliers.

Au pays des hommes intègres, on ne manque jamais pas une occasion de rendre service. Lucie Tiendrebeogo, responsable des accréditations et des relations publiques du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) prête l’oreille attentive aux milliers de journalistes et de festivaliers qui investissent encore ce lundi, l’énorme bâtiment de briques rouges situé non loin de l’Avenue Kadiogo. Trois jours après l’ouverture officielle de la grande fête du 7e art africain samedi dernier, le rythme de travail se fait toujours aussi intense. « Vous venez du Cameroun ? Il reste au moins 20 accréditations de journalistes pour ce pays », s’étonne l’un des collaborateurs de Lucie Tiendrebeogo, qui plonge sa main dans une enveloppe avec l’inscription « Cameroun » où des pass tout frais attendent preneurs.
Pour cette 25e édition de la plus célèbre des biennales du cinéma africain, l’histoire se taille une part colossale, notamment avec des hommages aux figures disparues mais immortelles, comme Sembene Ousmane du Sénégal et Philippe Mory du Gabon, à travers une cérémonie émouvante à la Place des cinéastes dimanche dernier. Pour maintenir la flamme de ces pionniers du 7e art africain qui en 48 ans ont donné vie au FESPACO, la formation est et demeure au centre des préoccupations. Jeunes réalisateurs, acteurs et scénaristes issus de divers coins du continent, échangent autour de colloques et d’ateliers coiffés par le thème de cette édition 2017 du FESPACO : « Formation et métiers du cinéma et de l’audiovisuel ». Le FESPACO cette année encore, ce sont les « in », entre autres le Marché international du cinéma et de la télévision africains (MICA), mais avant tout des projections de films en sélection officielle ou non. 20 longs métrages se disputeront le titre ultime d’Etalon d’or de Yennenga, mais il y aura aussi des documentaires, des séries télévisées ; soit une centaine de projets distractifs, instructifs, parfois militants, à dévorer sans modération.
Gervais Hien, président de la communication du FESPACO, rappelle tout aussi bien l’importance d’articulations en « off », comme les « Nuits musicales ». « La philosophie du festival c’est le panafricanisme, partagé aussi sur scène. Des artistes burkinabès et africains se succèdent sur notre plateau au village du festival à partir de 22h jusqu’à minuit, 1h ou 2h du matin », précise Gervais Hien. Au siège du FESPACO comme à la Place de la Nation et à la Maison du peuple, nombre d’expositions sont à vivre, entre sculptures, ventes-expos artisanales. Sans oublier le côté culinaire, grâce auquel des visiteurs peuvent mordre dans des grillades et s’arroser la gorge d’une bière fraîche par ce temps de plus de 40 degrés ! La touche originale de cette année vient de la Côte d’Ivoire, pays à l’honneur et organisateur du « Salon Akwaba ». Des moments passionnants jusqu’au 4 mars prochain, jour de clôture.
 

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