Diagnostic : une organisation locale inefficace

Contrairement aux ténors du basketball continental, les clubs camerounais sont plombés par une structuration peu professionnelle et un championnat peu compétitif.

Camair en 1979. ONCPB en 1991. Condor de Yaoundé en 2010. Trois clubs camerounais ayant en commun d’avoir perdu une finale de Coupe d’Afrique des clubs champions de basketball. Depuis plusieurs années, le Cameroun peine à retrouver les cîmes de la scène interclubs africaine. Le fossé s’agrandit avec les clubs angolais, marocains, égyptiens et tunisiens. Plusieurs facteurs expliquent cette impuissance traduite la semaine écoulée par l’absence de FAP basketball pour la seconde année consécutive à la saison régulière de la Basketball Africa League (BAL).

Des clubs peu structurés
Au Cameroun, le basketball en club est resté orphelin de l’époque du mécénat. Période au cours de laquelle de grandes entreprises publiques et parapubliques (FAP, Beac, YUC, Camair) ainsi que des groupes de personnes privées (Phoenix, Condor, Athletic Warriors) injectaient d’importantes ressources pour le fonctionnement des clubs. Même si, on est encore éloigné du degré d’organisation de Petro de Luanda (Angola) ou d’Al Ahly (Egypte). Le basketball reste davantage une affaire de passionnés ou une activité ludique sans perspective de professionnalisation ou de semi-professionnalisation. Très peu de basketteurs locaux ont des contrats de travail dans un milieu suscitant le désintérêt des sponsors. Une situation qui entraîne le pillage des techniciens et des talents sérieux et prometteurs vers des voisins ayant migré vers une organisation professionnelle (Rwanda, Sénégal, Nigéria,).         

13 matchs pour le champion 
Sur la scène africaine, les clubs camerounais pèchent par un jeu manquant d’intensité. La formule actuelle du championnat sénior local ne permettant pas d’avoir des clubs suffisamment compétitifs. La compétition sur des playgrounds cimentés se dispute avec huit clubs en dames comme en messieurs dans un système de regroupement un week-end par mois. Sans prendre en compte les matchs en ligue régionale, le parcours du champion du Cameroun se résume en 13 matchs. Comment rivaliser face à des adversaires sur les parquets chaque fin de semaine ? De plus, le championnat regroupe uniquement les équipes des villes de Yaoundé et de Douala. Le défaut de compétitivité du champio...

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