Marché international du cinéma: Des affaires florissantes

Au MICA, articulation majeure du FESPACO, maisons de production et autres institutions du 7e art tentent de trouver des partenariats pour assurer leur avenir.

Un bloc-notes entre les mains, l’oreille alerte et de la patience, beaucoup de patience. Cette qualité, Jean Elliot Ilboudo, directeur général de Stimulus Communication, une maison de production burkinabè, la cultive au fur et à mesure que des visiteurs se présentent devant son stand, au 18e Marché international du cinéma et de la télévision africains (MICA), grande marge du FESPACO. Il est présent, comme les plus de 50 participants de l’espace dédié au MICA situé au quartier Ouaga 2000, pour rencontrer des investisseurs au flair acéré, capables de dénicher le scénario en or, et bien sûr claquer leur argent en toute confiance.
Réalisateurs, producteurs, scénaristes sont pleins d’espoir et se prêtent à ce jeu que Suzanne Sanou Kourouma, directrice du MICA, décrit si bien en quelques mots : « Le marché du cinéma est le terrain des succès, comme des échecs. » Beaucoup restent optimistes et veulent vendre plus que de simples aspirations. Comme le constate Jean Elliot Ilboudo, « nous avons eu des retours positifs de la première saison de notre série « Alima ou le rêve brisé », et à présent, nous sommes en plein tournage de la deuxième, car en réalité, nous voulons mettre en boîte sept saisons. Nous sommes là aussi pour notre long-métrage « Simon l’enfant soldat ». Cette positive attitude est partagée par Amour Sauveur, du collectif des cinéastes congolais « La Team 242 ». Leur principal objectif reste la relance du 7e art congolais. « Nous voulons prouver qu’au Congo Brazzaville, les gens savent faire du cinéma. Il y a quelques années, notre cinéma était sur orbite et nous espérons nous refaire un nom », dit-il, confiant. Les efforts consentis ne sont pas vains. Pour preuve qu’ils œuvrent à redorer le blason du grand écran congolais, deux de leurs films sont présentés en compétition officielle à ce FESPACO 2017 : le court-métrage « Silence » de Amog Lemra et le documentaire « Yolande ou les blessures du silence » de Léandre Alain Baker.
Les Tchadiens de Saï Production, au nom de Renaud Masbeye leur représentant, reconnaissent qu’ils sont « venus au MICA pour être produits et coproduits. Nous avons eu beaucoup de promesses. On reste patients. » Que dire des Ivoiriens, à l’honneur de cette 25e édition du FESPACO ? Diverses raisons expliquent l’omniprésence de leurs stands : « Nous présentons les structures en charge de la gestion du secteur cinématographique de notre pays, comme l’Office national du cinéma de Côte d’Ivoire qui gère entre autres l’application de la loi sur l’industrie cinématographique. Nous présentons aussi le fond de soutien à l’industrie cinématographique pour une meilleure visibilité du cinéma ivoirien à l’international. Et cette année, nous avons 13 films en compétition », révèle Hamed-Kader Fadiga, chef du service de communication de l’Office national du cinéma de Côte d’Ivoire. Le MICA fermera ses portes le 3 mars prochain, après une semaine d’échanges fructueux ou non.

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