RCA: les groupes armés sur la sellette

 Les Nations unies les accusent de distribuer des armes à des jeunes pour perpétuer l’insécurité.

Ce sont les hommes du Front populaire pour la renaissance en Centrafrique (FPRC), une faction de l'ex-alliance rebelle de la Séléka qui sont particulièrement pointés du doigt par La Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca). Dans la ville d’Ippy, ils sont accusés de distribuer des armes à des jeunes dans le dessein de prendre le contrôle de la ville de Bambari. Dans un communiqué, « la Minusca condamne fermement de telles manœuvres qui, si elles étaient mises à exécution, mettraient gravement en danger la vie d'innocentes populations et donneraient lieu à de nouvelles attaques contre les soldats de la paix ». La mission onusienne se réserve par ailleurs le droit de réagir contre les groupes armés. En début de semaine, la Minusca a lancé une frappe aérienne contre la coalition dans la région de Bambari.
La deuxième plus grande ville de Centrafrique qui se trouve à environ 400 kilomètres au Nord de Bangui la capitale est l’objet de toutes les convoitises.  Le Rassemblement patriotique pour la renaissance en Centrafrique (RPRC) de Joseph Zoundéko, tué dans un raid aérien le 11 février dernier, le FRPC et l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), un groupe armé peul, se battent pour le contrôle de la ville et de ses nombreuses ressources (or, diamants et autres pierres précieuses). Les deux premiers mouvements se sont regroupés au sein de la même alliance pour combattre l’UPC d’Ali Darras qui  a été contraint il y a quelques jours par les troupes onusiennes de quitter Bambari. Mais son ombre plane toujours sur la région. Pour l’instant, la coalition FPRC nie toute implication dans une remise d’armes à des jeunes à Ippy « Nous démentons cette information et la rejetons en bloc », a répliqué le commandant Aboubacar Sidik, porte-parole de ce mouvement rebelle.
Les populations armées de couteaux et de fusils artisanaux tentent tant bien que mal de se protéger. A Bambari et à Bria, la force onusienne appelle à une « cessation immédiate des hostilités et un engagement ferme au dialogue », des deux groupes belligérants.
 

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