Présidentielle gabonaise: la pression monte

A 72 heures du scrutin, les candidats durcissent le ton et se rendent coup pour coup.

Mardi, la capitale gabonaise avait tous les airs d’une ville sereine. Hormis les immenses affiches du candidat Ali Bongo Ondimba qui  occupent quasiment tous les espaces libres dans les rues, nul n’aurait cru que les Gabonais ont un rendez-vous important avec leur histoire samedi prochain. Les Librevillois ont continué à vaquer normalement à leurs occupations.  Mais dans le fond, il ne s’agit que d’une impression.    A Libreville comme dans l’ensemble du pays, la plupart des gens ont à l’esprit la date du 27 août.  Il faut dire que les acteurs politiques ont tout fait pour que l’élection présidentielle de samedi prochain apparaisse comme une question de vie ou de mort. L’opposition gabonaise notamment n’a eu de cesse depuis le début de la campagne de se montrer particulièrement virulente à l’égard du candidat du parti au pouvoir, Ali Bongo Ondimba. Elle n’envisage  pas au mépris des bonnes pratiques démocratiques, un résultat autre que la victoire. Ce courant qui soutient la candidature de l’ancien président de l’Union africaine, Jean Ping, promet une résistance populaire si « sa » victoire lui est volée samedi prochain.  
Toujours est-il que le président Ali Bongo Ondimba qui est en tournée depuis plusieurs jours dans le Gabon profond se veut rassurant.  Il a promis à ses militants et au-delà à l’ensemble des Gabonais que tous ceux qui brandissent l’épouvantail du désordre trouveraient une riposte appropriée. «Ne jouez pas avec la vie des Gabonais, vous n’êtes pas assez forts», a,  déclaré hier Ali Bongo Ondimba dans le Haut Ogoué. Il a tenu des propos similaires hier soir  lors de l’échange qu’il a eu avec une partie de la presse internationale. Pour lui, les fauteurs de trouble ne passeront pas. Le porte-étendard du Parti démocratique gabonais (PDG) a par ailleurs, déploré les contradictions de l’opposition qui stigmatise certains Gabonais, les traitant d’étrangers, et qui elle-même, prend ses directives à l’étranger. D’après Ali Bongo Ondimba, la pseudo union de l’opposition autour de la candidature de Jean Ping est ainsi instrumentalisée par l’avocat français Robert Bourgi. 
A trois jours du scrutin, les candidats multiplient les rendez-vous avec l’électorat.  Au cours des dernières heures, la capitale gabonaise Libreville a quelque peu été «délaissée». La plupart des candidats sont à l’intérieur du pays pour mobiliser leurs sympathisants.  
 

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