Grandes surfaces: la percée des produits du terroir

Poissons et poulets fumés, plantains, macabo et ignames font désormais partie du décor dans certains supermarchés.

Quelques supermarchés de la ville de Yaoundé se sont lancés depuis quelques mois dans la vente et la promotion des produits locaux. Il s’agit des denrées alimentaires fraiches et de certains  produits issus de la transformation. Ils sont proposés pour certains soit en grammes, demi-kilo ou alors en kilogramme. On a ainsi du plantain, du manioc, du macabo, de l’igname, de la patate douce.Le kilogramme de plantain coûte 590F, celui du macabo est proposé à 690 F et le kilogramme de l’igname vaut 890F. Même si la quantité proposée en supermarché est un peu réduite par rapport à celle vendue dans les marchés traditionnels, les ménagères ne boudent pas cette initiative. « Même si on a six doigts de plantain à 500 F au marché, ici au supermarché, on a cinq proposés à 590 F. La différence n’est pas très importante », explique Charlotte Ngalle rencontrée à Bastos dans un des supermarchés du quartier. En dehors de ces compléments, on trouve également des épices et légumes sechées dans un conditionnement bien tenu : Le «ndolè», le «follong», les feuilles de manioc. Les fruits de saison font également partie du décor notamment la mandarine, le pamplemousse, la papaye, la pastèque et depuis quelques jours des mangues. On trouve aussi dans ces rayons du haricot rouge, blanc et noir à des prix abordables. Les champignons, poisson séché (variété de poisson) font également partie des produits proposés aux clients dans les grandes surfaces. Sans oublier le ndjansang, des arachides (Garoua et village) dépulpées, des pistaches. Selon Constantin Tchietchouang, chef d’agence d’un de ces supermarchés, les clients apprécient beaucoup ces produits et en redemandent de telle sorte que les responsables se sentent obligés de ne jamais être en rupture de stock. « Nous avons une cadence de trois livraisons par semaine », indique-t-il. Les fournisseurs se recrutent directement parmi les « bayam-selam» qui viennent livrer sur place. « Nous nous approvisionnons, par exemple, en régimes de plantains que nous découpons nous-mêmes», ajoute le chef d’agence.

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