Situation dans les régions anglophones: le Mouvement progressiste plaide pour le retour à l’école

Le coordonnateur général de ce parti, Jean-Jacques Ekindi, l’a souhaité vendredi face à la presse.

«En ce 21e siècle où le savoir a enfin pris le pas sur l’avoir et le pouvoir, il est criminel de priver nos enfants de ce précieux savoir. Rien, absolument rien ne peut le justifier. Dans les conditions les plus précaires, pendant les guerres les plus atroces, sous les bombes, toujours, les enfants sont allés à l’école, espace privilégié pour l’instruction, l’enseignement, l’éducation, la socialisation et la transmission des savoirs fondamentaux. » Dans la même veine que son appel du 31 janvier dernier, lors de sa cérémonie de présentation des vœux, Jean-Jacques Ekindi, coordonnateur général du Mouvement progressiste (MP), a une nouvelle fois émis le souhait de voir les élèves des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest reprendre le chemin de l’école. Rappelant que « depuis bientôt trois mois, des enfants des régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest sont empêchés d’aller à l’école ou à l’université. »
L’ancien député a notamment cité le préambule de la Constitution du Cameroun : « L’Etat assure à l’enfant le droit à l’instruction. L’enseignement primaire est obligatoire. L’organisation et le contrôle de l’enseignement à tous les degrés sont des devoirs impérieux de l’Etat. » Jean-Jacques Ekindi continue : « Dans la crise qui secoue deux régions du pays, que l’on désigne "crise anglophone", l’éducation des enfants ne saurait être ni un jeu ni un enjeu, elle est simplement un droit que tous doivent respecter. Peut-on imaginer ce que deviendrait notre nation, si une partie de son peuple, par l’inconscience des actes posés par quelques-uns, se retrouvait composée d’analphabètes, d’ignorants, de barbares illettrés ? ».
C’est dans ce sens que, « pour arrêter le danger qui pèse sur l’avenir » des enfants, le coordonnateur général du MP en appelle aux associations des parents d’élèves, qui ne sont pas là uniquement pour « payer le salaire des maîtres ou réparer des toitures. » Ajoutant que ces regroupements n’existent que parce qu’il y a des élèves. Ces associations doivent donc « requérir toutes les autorités en charge de l’ordre public pour assurer la sécurité des élèves, des enseignants et des écoles. »
Quant aux organisations internationales africaines, elles sont invitées à exiger « avec force le respect par toutes les parties connues ou clandestines, la reconnaissance, l’application et la protection du droit des enfants à l’éducation. »

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