Contrôle de l’action gouvernementale : les députés face à eux-mêmes

Dans son discours d’ouverture de la session de mars hier, la doyenne d’âge, Laurentine Koa Mfegue, a invité les élus à un examen de conscience, tout en fustigeant les attitudes de ceux qui empêchent la Représentation nationale de faire correctement son tr

« A tout prendre, il nous reste quelques douze mois de vie dans cet hémicycle... Un regard rétrospectif sur le temps écoulé m’amène à me poser la question suivante : qu’avons-nous fait de ces 48 mois de notre mandature ? Avons-nous tous été réellement à la hauteur de la confiance placée en nous par les Camerounaises et les Camerounais ? Je peux me tromper, mais la mention d’ensemble serait : pouvait mieux faire. » Décor planté hier, par Laurentine Koa Mfegue, qui a fait un premier bilan du travail de la dixième législature de l’Assemblée nationale débutée en 2020. A un an de la fin du mandat actuel, la doyenne d’âge, qui a ouvert les travaux de la première session ordinaire de l’année législative 2024, a dénoncé certaines attitudes qui ne permettent pas à la Représentation nationale de remplir pleinement ses missions. « Il nous a été loisible de constater qu’au-delà de l’inertie des uns, d’autres beaucoup plus se sont abimés dans des comportements tels que l’intrigue, la délation, les dénonciations calomnieuses, souvent par réseaux sociaux interposés, les guerres de positionnement, l’affairisme et la recherche effrénée de l’argent », a-t-elle déclaré.
Une constante à regretter à l’Assemblée nationale, c’est aussi l’absentéisme lors des travaux en plénière. « C’est au forceps que nous atteignons parfois le quorum requis pour la tenue de nos séances », a fustigé Laurentine Koa Mfegue. Des insuffisances enregistrées alors que plusieurs pans de la vie nationale ne donnent pas satisfaction. Le tableau présenté par la doyenne d’âge fait voir des villes qui ploient sous le poids des immondices, avec des routes en état de dégradation avancée. S’y ajoutent : la corruption qui continue de gangréner les services publics, la récurrence des maladies hydriques faute d’une eau potable en quantité suffisante, les coupures intempestives d’électricité, les hôpitaux qui souffrent de l’insuffisance du personnel, des mé...

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