Ali Bongo, Jean Ping et les autres….

48 heures avant le scrutin, 11 candidats aux profils divers restent en course.

Il y a quelques semaines 14 personnalités étaient en lice pour briguer la magistrature suprême.  Chemin faisant, Guy Nzouba Ndama, Casimir Oyé Mba et Léon-Paul Ngoulakia ont décidé de faire l’impasse sur leur candidature pour se rallier à celle de Jean Ping. Cette alliance que certains ont tôt fait de qualifier d’union de l’opposition a quelque peu rebattu les cartes sur l’échiquier politique local. Candidat à sa propre succession, le président sortant, Ali Bongo Ondimba a donc face à lui, 10 challengers d’un poids politique d’inégale valeur. Quoi qu’il en soit, Ali Bongo Ondimba espère bénéficier de la prime au sortant, lui qui se prévaut d’avoir posé les bases d’un développement économique pérenne du Gabon. Longtemps dépendant exclusivement des retombées pétrolières, le pays a commencé depuis 2009 à diversifier progressivement son économie.
Jean Ping, l’ancien président de la Commission de l’Union africaine est assurément le principal challenger d’Ali Bongo Ondimba. A 74 ans, cet ancien ministre d’Omar Bongo Ondimba, né d’un père chinois et d’une mère gabonaise bénéficie du soutien de quelques figures marquantes de la vie politique locale. Outre les trois candidats qui se sont désistés en sa faveur, il a le soutien d’anciens barons du Parti démocratique gabonais (PDG), au pouvoir, en rupture de ban avec leur parti (Zacharie Myboto, Alexandre Barro-Chambrier, etc.). Il connaît parfaitement  la sociologie et les rouages et mœurs politiques de son pays. Pour espérer mettre fin au règne d’Ali Bongo Ondimba qui mieux que  quelqu’un qui connaît le système de l’intérieur ? 
A côté du duel Ali Bongo-Jean Ping, d’autres candidats sont également bien connus des Gabonais. C’est le cas de Raymond Ndong Sima, 61 ans, ancien Premier ministre d’Ali Bongo Ondimba qui a refusé de se rallier à la candidature de Jean Ping,  pour déficit de convergence programmatique. Très critique à l’égard de la politique d’Ali Bongo, il n’en est pas moins sévère envers les autres candidats. Mais faute d’un appareil partisan fort, il ne pèse pas lourd. Pour sa part, Pierre-Claver Maganga Moussavou, 64 ans, président du Parti social-démocrate qui brigue pour la quatrième fois le fauteuil présidentiel est également un homme de convictions. Mais son audience auprès de l’électorat gabonais reste faible.  Il a pourtant, lui aussi, refusé de se rallier à la candidature de Jean Ping.
Bruno Ben Moubamba, de l’Union du peuple gabonais (UPG), Dieudonné Minlama Mintogo, Paul Mba Abessole, Augustin Moussavou King, Abaa Minko Laurent Désiré, Ella Nguema Gérard et Mbombe Nzoudou Abel complètent le tableau des candidats pour le scrutin de samedi prochain. Depuis le début de la campagne, on les a peu vus sur le terrain. Du moins ils n’ont pas mobilisé les foules. C’est ce qui fait dire aux nombreux observateurs de la vie politique gabonaise qu’ils ne sont rien de plus qu’une caution à l’ouverture démocratique et à la liberté d’expression. Avec un scrutin à un tour, on ne peut même pas compter sur eux pour se poser en faiseurs de roi…
 

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