Cité Sic : femme battue… et finalement brûlée

Alida Meukoli, née en 2002, a péri dans la nuit de samedi à dimanche dans un incendie vraisemblablement criminel, ayant emporté aussi deux enfants du couple qui l’avait recueillie.


Elle aurait eu 22 ans en août prochain. Alida Meukoli Madja ne soufflera plus aucune bougie. Sa vie s’est éteinte brutalement dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 juin dans un incendie au quartier Cité Sic, lieudit « Ancien Chococam ». Un incendie vraisemblablement d’origine criminelle.
Deux raisons au moins accréditent cette thèse. D’abord, ce cadenas et le dispositif d’attache retrouvés sur la porte du domicile incendié, ayant pour but manifeste d’empêcher les victimes de sortir pour échapper aux flammes. Ensuite, et surtout, les menaces de mort régulièrement proférées contre la jeune femme par J. Ngounou, l’homme avec qui elle vivait maritalement dans le même quartier depuis quelques années.
Selon divers témoignages, le concerné a longtemps violenté la jeune femme. Des violences physiques, verbales et sexuelles. Finalement, elle avait déposé une plainte contre lui le 10 mai dernier à la gendarmerie. J. Ngounou ne s’y est pas présenté. L’affaire est arrivée au niveau du parquet fin mai. Entretemps, la situation ne s’arrangeait pas pour Alida. A en croire une voisine, l’homme a brûlé ses vêtements lundi surpassé.
De fait, la jeune femme avait quitté son « foyer » toxique le samedi précédent, avec de premiers effets, et un jeune voisin devait lui porter la valise. J. Ngounou a reconnu l’objet, l’a récupéré avant d’en incinérer le contenu à l’essence, menaçant d’un couteau la voisine qui lui demandait d’arrêter. C’est chez une autre voisine (et amie) qu’Alida s’est réfugiée. Le suspect a lui-même déménagé de la chambre qu’il occupait, « mais de temps en temps il revenait », raconte Marie, témoin des péripéties du couple.
Selon toute vraisemblance, J. Ngounou a ourdi une suite diabolique, après avoir repér&ea...

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