UA : vivement le changement…

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Depuis hier, la Commission de l’Union africaine a un nouveau pilote. Le Tchadien Moussa Faki Mahamat qui a été élu en janvier dernier à l’issue du  28e sommet des chefs d’Etat a en effet pris officiellement la succession de la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.  Au-delà du changement d’homme, le vœu de nombreux Africains est que l’Union africaine (UA) retrouve sa vitalité d’antan. Sans vouer aux gémonies la présidente sortante, arrivée aux affaires avec l’ambition de faire bouger les lignes, ils convient de relever que pour de nombreux observateurs, beaucoup reste à faire pour restaurer le leadership africain, en trouvant des solutions internes aux problèmes du continent .
Le vœu des Africains est que la Commission de l’Union africaine fasse entendre sa voix. Vis-à-vis de l’extérieur, il est question d’affirmer les positions africaines sur les grandes questions du monde. Sur le plan interne, Moussa Faki Mahamat, le nouveau  président de la Commission, doit se déployer pour que les Etats membres respectent leurs engagements. A titre d’exemple, il est plus que jamais temps que les Etats membres payent leurs cotisations à échéance et que l’UA cesse de survivre grâce à la bienveillance d’apports extérieurs au continent. L’institution doit également être proactive pour gérer les problèmes qui se posent. Récemment, sa voix n’a pas été prépondérante en Centrafrique, au Mali, en Libye, au Soudan du sud ou au Burundi. Et pour la énième fois, la voie à suivre  a été dictée  de l’extérieur.
Au cours des derniers mois, les chefs d’Etat ont pris conscience de la necéssité de l’UA à s’exprimer de façon optimale. Des réformes ont été envisagées. Certaines portent par exemple sur le financement de l’institution, avec le paiement d’une taxe de 0,2 % sur les importations. Vivement que cette mesure soit appliquée. 
 

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