Fabien Assigana: « Nous condamnons toute forme de violence »

Président national du Mouvement républicain (MOREP).

Votre formation politique organise son deuxième congrès ordinaire dans les jours à venir. Quels sont les enjeux de ce rendez-vous?
Le mois de mai prochain sera très important pour le Mouvement républicain (MOREP). En effet, le parti organise activement son deuxième congrès ordinaire qui se tiendra à Yaoundé les 27 et 28 mai 2017, sur le thème « Mobilisation des jeunes ». Car, nous pensons que l’heure est venue pour la jeunesse camerounaise de se mobiliser pour prendre enfin son avenir entre ses mains. Le MOREP prône un changement dans le respect des institutions. Par conséquent le changement prévu par la loi passe par les urnes. Et pour utiliser les urnes, il faut d’abord s’inscrire sur les listes électorales. En 2018, plus de 17 millions de Camerounais seront en âge de voter. Alors le mot d’ordre sera de s’inscrire massivement sur les listes électorales. Par ailleurs, il ne suffit pas de s’inscrire, mais il faut aller voter.

Quelle est la position de votre parti sur la crise anglophone ?

Ce que nous voyons à Bamenda est très grave. Il y a urgence à ce que les Camerounais de tous bords se mettent ensemble pour condamner sans complaisance, ces violences d’où qu’elles viennent. Toutefois, passer en une seconde de la revendication sociale à la sécession, avouez quand même que c'est trop gros. Nous déplorons tous la violence d’où qu’elle vienne et nous pleurons tous ces morts. Cependant, je suis sidéré par la réaction de ceux-là qui prétendent avoir des revendications. Nous n´avons pas besoin de faire la guerre civile et/ou les casses pour que ça change. Ce que nous devons faire, c’est de nous inscrire massivement sur les listes électorales afin d´aller effectivement voter le jour des élections et en sécuriser les résultats. Nous devons être Camerounais et choisir nos dirigeants en fonction de leurs compétences et non par affinité ethnique. Mobilisons-nous, organisons-nous, engageons-nous dans une lutte, dans une unité totale, populations Camerounaises des deux rives du Moungo.

Aujourd'hui, la jeunesse dans cette zone semble prise en otage. Les cours ont du mal à reprendre. Que faire selon vous?

Dans l'impossibilité de confondre le pouvoir en place, sécession ou fédéralisme sont devenus des astuces politiques pour arriver au pouvoir. Mais le Cameroun est un et indivisible, et nous pensons que l'opérationnalisation de la décentralisation pourra résoudre les disparités et accroître le développement local. On a affaire ici à un plan de déstabilisation du Cameroun, ourdi par des forces tapies dans l’ombre.  Il existe en ce moment dans notre pays des réseaux dormants de déstabilisation, qui n’attendent que la moindre brèche pour s’y engouffrer et entrer en action. Le MOREP demande aux compatriotes de ne pas prêter le flanc à ces forces obscures de destruction et de déstabilisation.
 

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