Maïs, manioc, sorgho: la menace des moisissures

 Une campagne de sensibilisation sur la dangerosité des pathologies pour l’économie et les hommes a été lancée mardi à Yaoundé par le PIDMA.

Il faut peut-être entrer dans la pensée du coordonnateur du Projet d’investissement et de développement des marchés agricoles (PIDMA), Thomas Ngue Bissa, pour bien appréhender les dangers que représentent les moisissures et l’aflatoxine pour des filières agricoles comme le maïs, le manioc et le sorgho, des spéculations qui font l’objet de l’attention de la structure dont il a la charge. S’adressant à un parterre de journalistes mardi à Yaoundé, il a par exemple démontré, chiffres à l’appui, que si tout se passait comme prévu, notamment grâce aux huit conventions déjà signées entre des agro-business et le PIDMA, la filière maïs pourrait rapporter 13 milliards de F à ses opérateurs… Dans cette perspective, si des pertes dues aux moisissures devaient survenir – elles peuvent atteindre les 20% dans les cas extrême, selon les spécialistes – cette performance s’en trouverait fortement contrariées.
A sa suite, des experts de haut vol ont réussi à convaincre l’assistance de toute la dangerosité de ces pathologies à l’essence végétales qui malheureusement peuvent, en plus de leur incidence sur l’économie, se répercuter sur les êtres humains, en cas d’ingérence d’aflatoxines, qui sont des agents cancérigènes. A ce sujet, on appendra de l’exposé d’Appolinaire Tagne, chercheur en la matière, qu’au Cameroun, en 2015, 3 millions des cas d’hépatites B répertoriés au Cameroun étaient causés par les aflatoxines…
Dans sa mission d’accompagnement des coopératives agricoles à se développer et à conquérir les marchés agro-business, le PIDMA a fait de la lutte contre ces fléaux un cheval de bataille. Pour les 62 coopératives déjà conformes à la forme OHADA grâce à l’accompagnement de ce projet, il est question de migrer d’une production de consommation vers des produits de commercialisation. Les huit conventions signées entre le PIDMA et différentes grandes entreprises du domaine agro-alimentaire devraient leur ouvrir ce vaste marché où aucune sorte d’approximation n’est acceptée. La campagne de sensibilisation lancée mardi à Yaoundé et qui va s’étendre à d’autres régions productrices de maïs, manioc et sorgho s’avère donc salutaire à plus d’un titre. Le plus utile étant de pouvoir, à l’épreuve de la normalisation, conquérir des marchés, aussi bien à l’interne qu’à l’international.  
 

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