Abattoir industriel et frigorifique de Ngaoundéré: déjà fait !

 Les travaux sont bouclés à Wakwa. Un test d’abattage y a même déjà été effectué.

Wakwa. Dans la banlieue de Ngaoundéré à une vingtaine de kilomètres de la capitale régionale de l’Adamaoua, des bâtiments flambants neufs attirent les regards. Les usagers de la route Ngaoundéré-Meiganga, Nationale n°1, ne manquent pas de jeter un coup d’œil sur cette réalisation. L’abattoir industriel de Ngaoundéré jouxte l’ancien siège de la Nouvelle tannerie du Cameroun (NOTACAM). Le site est bien sécurisé. Il est gardé par des vigiles qui ne laissent passer personne. Les travaux sont quasiment achevés. Ils ont duré presque un an. Des manœuvres, sous la supervision des ingénieurs espagnols qui ont construit  l’équipement, s’attèlent aux dernières retouches, notamment les canalisations, la peinture et les remblais.
Il y a quelques semaines, un premier test d’abattage y a été effectué. De l’avis des spectateurs à cette opération, les résultats étaient plutôt satisfaisants. Quatre taureaux  de la Sodepa ont été utilisés pour ce test ayant permis d’évaluer le bon fonctionnement des machines et des installations. La construction de l’abattoir industriel et frigorifique de Ngaoundéré a été le projet le plus suivi du PLANUT dans la région. Une dizaine de visites ministérielles et des autorités administratives locales pour s’assurer de sa bonne exécution, couplées au professionnalisme de l’entreprise contractante, permettent d’avoir ce bon résultat. Une équipe conduite par le Dr Taïga, ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales, est passée à  son tour il y a trois semaines. Le MINEPIA a instruit que les travaux d’adduction  d’eau soit effectués dans les plus brefs délais. Il a également insisté sur  le renforcement des mesures de sécurité autour du site. 250 bœufs peuvent être abattus par jour à Wakwa.
Ce projet qui rentre dans le Plan d’urgence triennal reçoit un écho favorable de la part des populations locales. L’Adamaoua est la première zone d’élevage des bovins du pays. La construction de l’abattoir industriel et frigorifique vient à point nommé. Avec la proximité de cette infrastructure avec la Notacam -300 mètres séparent les deux structures-, il va sans dire que la transformation des peaux en cuir pourrait être relancée à grande échelle. Une nouvelle zone économique est en train de se créer. Des centaines d’emplois en vue.

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