Consommation: les prix maîtrisés en 2016

L’étude de l’INS sur l’évolution de l’inflation au cours de l’année 2016,  situe  la hausse à 0,9%. Alors qu’elle était de 2,7% en 2015

Aen croire les économistes, l’inflation, qui désigne la hausse des prix, est un signe de vitalité d’une économie. Il faudrait néanmoins que cette hausse soit maîtrisée et que le pouvoir d’achat des ménages suive. C’est pourquoi l’étude sur l’évolution de l’inflation est un exercice permanent au niveau de l’Institut national de la statistique (INS). La dernière étude en date indique que : « avec une augmentation de 0,9% en 2016, les tensions sur les prix à la consommation finale des ménages sont en nette baisse comparativement à 2015, où la hausse était de 2,7% ». Dans son rapport annuel, l’INS rapporte que « cette hausse relativement faible du niveau général des prix en 2016 s’explique en grande partie par le relèvement de 3,5% des prix des services de restaurants et hôtels, de 3,0% de ceux des boissons alcoolisées et tabacs et de 1,1% de ceux des produits alimentaires et boissons non alcoolisées imputables aux prix des bières ayant connu des hausse comprises entre 50 et 100 F ».
Il est à noter que si les sociétés brassicoles répercutent la taxe d’assise sur les boissons alcoolisées, introduite dans la loi de finance 2015, les tensions sur les prix des transports se sont estompées, avec la baisse des prix des produits pétroliers depuis le 1er janvier 2016.
Sur le plan spatial, l’INS relève que les prix à la consommation ont augmenté dans toutes les villes courant 2016, sauf à Maroua (-1,0%) et Garoua (-1,0%). A contrario, la ville de Buea reste la plus onéreuse avec une forte hausse de prix de 1,7%, suivi de la capitale politique Yaoundé, 1,3%. A propos de Maroua, ville la moins chère, l’INS souligne que là-bas, les prix ont plutôt baissé, « sans doute du fait de la faible demande provenant du Nigéria à cause de l’insécurité transfrontalière ».
Ceci dit, face au seuil de convergence de la CEMAC qui est de 3%, il faut reconnaître que le taux d’inflation au Cameroun est jusqu’ici resté en deçà et, pour la première fois, a atteint le record de 0,9%. Et les politiques publiques, notamment les actions de lutte contre la vie chère entreprises par le ministère du Commerce, ont contribué à cette performance historique. Il s’agit entre autres des concertations permanentes avec les opérateurs économiques et les acteurs de la société civile dans l’optique de contribuer à rendre disponibles les produits de première nécessité sur le marché domestique. L’on peut également citer les partenariats conclus avec des entreprises citoyennes pour l’organisation des caravanes itinérantes de vente des produits de première nécessité ; la mise en œuvre de concepts innovants tels que la rentrée commerciale, organisée à l’approche de la rentrée scolaire ou encore la quinzaine de noël, qui se tient en prélude aux fêtes de fin d’année.
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category