Energie solaire: les ambitions du Maroc

Le royaume chérifien vient de lancer la dernière phase de construction du plus grand complexe mondial de production d’énergie renouvelable.

Le Maroc ambitionne de devenir le premier producteur mondial d’énergie solaire avec le lancement samedi dernier de la quatrième et ultime phase de la centrale solaire Noor IV (lumière en arabe) dans la commune de Ghessate, province d’Ouarzazate, à 520 km au sud de Rabat. Lancé en 2016, cet ambitieux complexe qui prend progressivement corps avec les centrales solaires Noor I, Noor II et Noor III dont le taux de réalisation des travaux est largement avancé, est bâti sur une superficie de 3000 ha. Il sera mis en service au premier trimestre de 2018. Le projet devra dégager à terme 582 mégawatts d’énergie solaire. Le roi Mohammed VI en personne s’est rendu sur place à Ghessate pour procéder au lancement des travaux de construction de Noor IV. 
Doté d’un budget de 3 milliards d’euros (environ 2 000 milliards de F), ce projet bénéficie du soutien de nombreux partenaires étrangers. Il bénéficie d’une technologie photovoltaïque permettant de faire des économies d’électricité durant de nombreuses heures. La centrale solaire de Noor est également présentée comme étant un projet aux multiples enjeux de poids pour le Maroc. Non seulement ce complexe solaire s’inscrit en droite ligne des engagements pris par le royaume chérifien en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais il devra aussi lui permettre de produire d’ici à l’horizon 2020 plus de 40% d’électricité à partir des énergies renouvelables. Car, aujourd’hui le pays de Mohammed VI demeure encore dépendant à 90% des importations pétrolières et ambitionne ainsi à terme de réduire la facture énergétique et exporter cette ressource vers un marché. Notamment l’Allemagne qui envisage de sortir du nucléaire en 2020. La KWF, sa banque de développement, fait partie des plus gros contributeurs à la réalisation de cette importante infrastructure avec un prêt de plus de 800 millions d’euros (plus de 524 milliards de F).
Dans le souci d’assurer le fonctionnement de cette gigantesque infrastructure, le gouvernement marocain, par le biais de l’Agence de l’énergie solaire (MASEN)  a pris toutes les mesures nécessaires pour un véritable transfert de compétences des entreprises étrangères contractantes vers la main d’œuvre locale.
 

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