Société

Journaux: Messapresse ne distribue plus certains titres

Le gouvernement à pied d’œuvre  pour trouver une solution pérenne au problème.

A Mutations, Messapresse a pris les stocks, affirme Jacques Barnabé Ntep, responsable de la distribution. Il précise que ce n’est plus la même quantité qu’avant. « Il y a deux semaines, Messapresse nous a écrit pour nous signifier qu’il ne prendra désormais que 1100 exemplaires et non plus 2000 ». A Cameroun Tribune, les journaux ont été enlevés. Idem à Le Messager. Mais certains responsables des titres privés ne cachent pas leur ras-le-bol. Ceux-ci critiquent l’opacité, de la gestion des invendus, par Messapresse
« Messapresse prélève 35% des ventes. On ne sait pas comment la société gère les invendus. Sa force offensive sur le marché est discutable puisque la société a une logistique à peine sérieuse pour une entreprise de sa trame », dénonce Haman Mana. « Comment une société qui compte huit kiosques à Yaoundé peut-elle faire un tel chantage ? », s’interroge Francois Channon, chef d’agence de Le Messager à Yaoundé. « Messapresse demande à l’Etat de lui verser 180 millions de F pour continuer de distribuer les journaux camerounais. C’est un chantage, puisque de Nsimalen à Mvan, on compte un kiosque de Messapresse. De Nkozoa au Rond-point Nlongkak, il y a un kiosque. C’est ridicule, ce d’autant plus que le réseau de distribution de cette société se rétrécit à vue d’œil ». Le Messager fait partie du collectif qui encourage la rupture. « Messapresse nous chasse d’un réseau résiduel, un réseau qui n’existe pas en tant que tel», renchérit Haman Mana qui suggère une solution alternative. Le ministre de la Communication ne ménage aucun effort pour que soit trouvée une solution durable à ce problème. Issa Tchiroma Bakary entend faciliter une meilleure distribution des journaux locaux. Et, ce faisant, préserver le droit à l’information des Camerounais.
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category

Download the Cameroon-Tribune app

logo apps