Circulation à Yaoundé: les retombées du plan d’urgence

A Mvog-Atangana Mballa comme à l’entrée Simbock, les usagers de la route profitent à présent des avantages de tronçons bitumés.

Chaussée spacieuse, belle et goudronnée. Telle est la nouvelle physionomie des routes reliant le carrefour Mvog Atangana Mballa au carrefour Mvog-Mbi, Coron, au lieu-dit Cami Toyota et Olézoa. Jadis jalonnés de nids-de-poule, ces axes routiers ont fière allure et facilitent la circulation tant des piétons que des automobilistes et autres usagers de la route. Sur l’asphalte neuf et lisse roulent agréablement taxis et particuliers. « Il a fallu du temps pour que nous soyons à l’abri de la poussière. C’est beau et maintenant que la route est élargie, nous pensons que les accidents de motos vont baisser puisque la circulation est fluide pour se rendre au marché », confie Isabelle Bella, ménagère. « Nos activités commerciales sont revenues à la normale. Nous avons regagné nos places », ajoute fièrement Madeleine M., commerçante.
A l’entrée Simbock, c’est le même scénario. On se croirait face à un boulevard. Aucun encombrement sur la chaussée. Les multiples démolitions des maisons et boutiques de fortune offrent un nouveau paysage. Le long de la route, certaines échoppes ont refait leur toilette pour coller à l’aménagement des différents axes. « A présent, on circule aisément puisqu’il y a quelque temps, les embouteillages étaient fréquents. Nous ne brûlons plus notre carburant dans les multiples bouchons », se réjouit Alfred Fonkam, chauffeur de taxi.
Les travaux réalisés dans le cadre du plan d’urgence font aussi la fierté des riverains au lieu-dit Hysacam. « Certains chauffeurs de taxi n’empruntaient plus cette route. Mais depuis qu’elle a été réaménagée c’est un soulagement », indique Marie Beyala, commerçante. Pour les laveries situées à cet endroit, la clientèle ne se fait plus prier. « Maintenant que ça circule, de nombreux propriétaires et chauffeurs de taxi viennent laver leur véhicule. Ma recette a triplé et je peux vous assurer que nous apprécions ces travaux qui ont été bien faits », se réjouit Thomas Ze Ngoa, laveur.

Réactions: 

Armand Romuald Ndjiba Bami: « La première phase des travaux est achevée»

Directeur des opérations urbaines du ministère de l’Habitat et du Développement urbain.

Monsieur le directeur, voilà quelques mois que les travaux de réfection de certaines voies urbaines ont été entamés sur l’ensemble du territoire. Ceci dans le cadre du Plan d’urgence triennal. Quel est l’état d’avancement des travaux dans la ville de Yaoundé ?
Avant de répondre du cas spécifique de Yaoundé, permettez-nous de faire un point global sur les voiries urbaines inscrites dans le Plan d’urgence pour l’accélération de la croissance économique (PLANUT). Le projet a démarré dans sa première phase en 2015, par les travaux sur les voies qui disposaient déjà des études techniques et les études sur celles qui n’en disposaient pas. Rendue à ce jour, la première phase est achevée. Les études techniques sont achevées, les travaux de la deuxième phase sont en cours de contractualisation. S’agissant du cas spécifique de la ville de Yaoundé, sur les 52 600 ml (mètres linéaires), 13 000 ml de voiries ont été réhabilités dans la première phase du PLANUT (Mvog-Mbi- Mvog Atangana Mballa ; Entrée CRTV ; voirie carrefour hôtel le Calipso - boucle arrière hôpital de la CNPS-Montée Lido ; Réhabilitation de la voie Tam-Tam Weekend –Rivière Biyeme-Montée Jouvence ; Voie d'accès à l'Ecole supérieure internationale de guerre à SIMBOCK (jusqu'au pont sur la Mefou). La deuxième phase, quant à elle est en cours de contractualisation. A ces travaux du PLANUT, on peut ajouter les travaux d’urgence engagés par le gouvernement lors des visites des autorités diplomatiques au Cameroun.
On constate néanmoins que certaines voies qui desservent les quartiers sont abandonnées. Est-ce que le ministère envisage de les bitumer?
D’entrée de jeu, il convient de relever que l’objectif visé par le PLANUT est de désenclaver les quartiers sous-structurés par le bitumage des voiries secondaires et tertiaires dans les villes de Yaoundé et Douala. Comme nous l’avons dit plus haut, il ne s’agit pas d’un abandon, mais plutôt des voies qui nécessitent des réhabilitations lourdes sur lesquelles les études viennent de s’achever et dont les contrats des travaux sont en cours de contractualisation.
Concrètement, où en est-on avec le lancement du Plan d’urgence pour l’accélération de la croissance économique dans les autres régions concernées par  le projet ?
La première phase du PLANUT concerne le bitumage des voiries dans les villes de Yaoundé et de Douala d’une part, et la construction de 100 logements sociaux dans les huit (08) autres chefs lieux de régions d’autre part. Les deux autres phases permettront la poursuite des travaux à Yaoundé et Douala où se pose avec acuité le problème de mobilité urbaine. Puis suivra l’aménagement des voiries dans les autres régions. A Douala, le taux d’exécution des travaux est de 97% soit un total de 5 500 ml. Quant aux travaux de réhabilitation des voies dessertes au quartier Grand Hangar et autres à Bonabéri, des voies au quartier Sodiko, pour un total de  5 800 ml, le taux d’exécution est de 90%. Pour la réhabilitation des voies au quartier Bépanda et Bangue, soit un total de  7 500 ml, ce taux est de 95%.

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