Une nouvelle ère

Commentaire.

La rencontre d’avant-hier entre le président américain, Donald Trump, et son homologue égyptien, Abdel Fattah Al Sissi, n’a pas du tout été ordinaire. On sait que les relations américano-égyptiennes ont été tempérées sous la gouvernance du président Barack Obama qui accordait une importance particulière aux droits de l’homme. Son administration avait gelé l’aide militaire américaine à l’Egypte en 2013 après la destitution du président islamiste Mohamed Morsi et la répression de ses partisans. Cependant, le rôle incontournable de l’Egypte, le pays le plus peuplé et le mieux armé du monde arabe, avait conduit le président américain à reprendre les livraisons d’armes lourdes en 2015.
Il est clair que les visions sont désormais différentes à Washington, la capitale américaine et au Caire, la capitale égyptienne. Au-delà du maintien de l’aide stratégique américaine de 1,3 milliard de dollars par an à l’Egypte, les Etats-Unis et l’Egypte sont particulièrement préoccupés par la relance de la lutte contre le terrorisme et donc par le resserrement de l’étau autour de l’Etat islamique (EI), qui constitue la menace la plus redoutable. Les attaques terroristes sont parfois signalées dans le territoire égyptien. Certains les attribuent parfois à la confrérie des Frères musulmans qui ne fait pas mystère de son hostilité au régime du président Abdel Fattah Al Sissi. De même, l’insécurité entretenue essentiellement par l’EI perdure dans le Proche et le Moyen-Orient, compromettant ainsi la stabilité desdites régions. C’est donc à dessein qu’au Caire, on préconise une stratégie efficace de lutte contre le terrorisme en étroite relation avec les Etats-Unis. Tandis qu’à Washington, on souhaite un engagement croissant dans la lutte contre ce désastre notamment marqué par l’interdiction des objets électroniques à bord des avions reliant les Etats-Unis et la Grande-Bretagne à huit pays arabes ainsi qu’à la Turquie. 
Certes les éventuels accords conclus entre les Etats-Unis et l’Egypte n’ont pas été dévoilés. Mais on peut supposer que le rendez-vous de la Maison blanche marque une nouvelle ère à l’aune du  renforcement de la lutte contre le terrorisme.
 

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