Un projet intégrateur

Commentaire.

L’octroi d’un financement de 151milliards de F de la Banque africaine de développement pour réaliser le projet de construction de la route transfrontalière Kenya-Ouganda mérite d’être salué
Il est évident que cet axe routier matérialise l’option pertinente de l’intégration qui tient particulièrement à cœur l’Union africaine (UA). Il est également certain que quelques routes transafricaines existent et qu’il en faut encore davantage. C’est à juste titre que l’Agenda 2063, qui constitue le nouveau plan de développement de l’Afrique, accorde une place de choix à l’intégration de l’Afrique. De fait, l’UA est engagée dans une logique de construction d’une Afrique intégrée, prospère, apaisée, susceptible d’émerger comme une force dynamique sur la scène internationale.
Le devoir de promouvoir l’intégration africaine s’impose d’autant plus que le continent est doté d’une immense superficie de 30,353 millions de km2. Malheureusement, il ne représente que 1,5 % du Produit intérieur brut (PIB) mondial, 2 % du commerce international et 2 à  3 % des investissements directs étrangers. En plus, l’Afrique est le continent dont le taux d’échanges intra-communautaires est le plus faible. Tandis que le volume des échanges intra-asiatiques et intra-européens se situe respectivement à 52 % et 72 % selon la Banque mondiale, alors que celui des échanges intra-africains peine à franchir la barre de 12 à 15 % selon la Banque mondiale. D’où la nécessité de maintenir le cap vers l’intégration, en multipliant notamment les routes transfrontalières et en redynamisant le commerce intra-communautaire. Il s’agit aussi de maximiser les capacités des communautés économiques régionales reconnues par l’UA à savoir l’Union du Maghreb arabe, la Communauté du marché commun de l’Afrique orientale et australe, la Communauté des Etats sahélo-sahéliens, la Communauté d’Afrique de l’Est, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, la Communauté économique et  monétaire des Etats d’Afrique centrale, l’Autorité intergouvernementale pour le développement, ainsi que la Communauté de développement d’Afrique australe. De sorte que le développement du continent noir profite aux Africains et aux autres espaces économiques.
 

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