Youth's World : Mandeo, l’Afrique, c’est chic !

Cette marque camerounaise de vêtements créée il y a un an, veut s’imposer et voir plus grand.

4.000 vêtements vendus en moyenne chaque année, des articles taillés dans un style qui vogue entre modernité et africanité. Des nouveautés qui chaque semaine réussissent à attirer des consommateurs jusqu’à l’international (Allemagne, Brésil, Canada, France, Etats-Unis…). Voilà quelques ingrédients du succès grimpant de la marque «Mandeo». En un an, la marque camerounaise a fixé ses repères dans le monde du vestimentaire à travers un concept : l’ « afrowear ». Il est question ici de se draper dans des tenues qui valorise la culture africaine. Cette promotion du style « afrowear » influence même la dénomination de la marque. Mandeo, c’est l’association de deux mots : Maendeleo (progrès en swahili) et Mandé (première Charte des Droits de l’Homme proclamée en 1236, lors de l’intronisation de Soundiata Keita). Ainsi, entre chemise, pull, blouson, combinaison, casquette, housse de guitare, porte-document… Mandeo a des arguments attrayants.
C’est en 2012, alors que l’enseigne des frères Pondi (William, 25 ans et Florent-Olivier, 23 ans) portait encore le nom de « Yaoundé Clothing » que tout a commencé avec un t-shirt estampillé « I LOVE YAOUNDE ». Après quatre ans dans l’évènementiel, Mandeo est née en 2016 pour un désir de renouvellement idéologique de la marque. Pour y parvenir, le DES en Entrepreneuriat, le Bachelor en Business-Administration de Florent-Olivier ou encore le Master II en Relation internationale (option Coopération internationale et Management des Organisations) de William, s’avèrent utiles. L’aîné de la fratrie explique : « Pour être un pays fort, il faut avoir une culture forte. Ce qui implique un ensemble d’activités entrepreneuriales permettant à cette culture de s’imposer à l’international. » Normal alors, que Mandeo parle de défis à relever : être présent dans tout le pays, exporter plus facilement, lancer le « Mandeo Day » qui alliera défilé, présentation de collection et de jeunes talents… Tout cela sous le signe de la promotion de la culture africaine. Des perspectives qui ne laissent aucune place au rêve et qui exigent de travailler sans trêve. Comme Florent-Olivier Pondi le dit : « Il n’y a pas d’aboutissement, il y a juste l’étape d’après ». Et pour cela Mandeo est prête.

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