En ville: Les valeurs citoyennes s’affichent

Des panneaux disséminés dans la ville de Yaoundé interpellent  à la culture d’appartenance à un même pays

 

C’est une ville d’Ongola au décor particulier. Sur les grands axes de grands panneaux publicitaires aux messages citoyens font la promotion de notre appartenance à une même nation, des biens et services. Cette fois, les populations de Yaoundé sont interpellées sur des actes d’incivisme et de citoyenneté. Cette initiative de la Communauté urbaine de Yaoundé et implémentée par Label, partenaire de la CUY en matière d'organisation des activités publicitaires est saluée par les Yaoundéens. « J’ai apprécié ce panneau qui disait : « Les dessous se portent en dessous. » Une sorte de rappel aux jeunes garçons et jeunes filles qui arborent des tenues vestimentaires indécentes. On constate que ça fonctionne parce que le phénomène a régressé. Les jeunes s’habillent de mieux en mieux », relève Françoise Mbinack, cadre dans une entreprise.
Dans cette initiative, la promotion de l’appartenance au Cameroun, un et indivisible surtout par ces temps qui courent n’est pas en reste. Cela se traduit par les noms de certains mets traditionnel à l’instar de l’ « Okok » et du « Eru » qui malgré la différence de leur mode de cuisson diffère n’enlèvent rien à ce que ce soit le même légume. « Sa consommation version Okok dans les régions du Centre, du Sud et de l’Est a le même attrait que celle du Eru dans les régions anglophones du Cameroun. Ce sont toutes deux des occasions où les Camerounais se retrouvent quotidiennement pour partager un repas. A Yaoundé, dans les restaurants, francophones comme anglophones savourent en toute fraternité ce met traditionnel. A Obili ou à Melen, les adeptes ne se font pas prier pour le déguster. « Ces moments constituent à travers cette idée de repas, un rapprochement de ces consommateurs sur la même valeur culinaire qui est une base de l’intégration nationale », explique Daniel Mbilongo, directeur général de Label, partenaire de la CUY en matière d'organisation des activités publicitaires.
Le climat sécuritaire actuel du Cameroun n’a pas été en reste. Sur un autre panneau on peut lire : « Connais-tu ton voisin ? » Un appel à la vigilance à développer entre les populations. Le personnage symbolisant un voisin quelconque revêtant plusieurs masques connote la variété de personnages qui peuvent se dissimuler dans les attitudes de personnes avec qui nous vivons. Tout comme « bonjour » et « good morning » veulent dire la même chose. Des messages qui nous rappellent que nous tous des Camerounais d’abord.
 

 

Junior Daniel-Boris Mbilongo: « La moralité publique est la clé du développement »

Directeur général de Label, partenaire de la CUY en matière d'organisation des activités publicitaires

La Communauté urbaine de Yaoundé a initié il y a bientôt un an une campagne qui invite les populations de Yaoundé à plus de citoyenneté via des panneaux publicitaires. Quel est l’objectif de cette initiative?


La moralité publique est la clé du développement durable. La campagne vise une meilleure attitude du citoyen vis à vis de la cité. Elle recherche essentiellement le mieux vivre ensemble et la modernisation sur tous les plans de la ville de Yaoundé. Sachant qu’une collectivité est composée d'un territoire et d'une population, si nous travaillons à améliorer le paysage urbain par des meilleures infrastructures nous devons veiller à ce que les hommes et les femmes qui y vivent développent des attitudes communautaires orientées vers la protection des acquis. Ce sont là les objectifs clairement définis par le délégué du gouvernement, Gilbert Tsimi Evouna lorsqu'il autorisait le lancement de ces campagnes d'utilité publique.


A ce jour quel est le bilan de cette campagne?


Le changement de comportement d'une communauté de personnes est un processus long et coûteux sur le plan des ressources humaines et financières qui y sont affectées. Les champs observés du déficit de la moralité publique sont vastes et variés d'où la prudence quand à l'analyse de l'impact de ces campagnes sur la population. La démarche objective est d'attendre les résultats de l'étude d'impact pour se prononcer sur cette question. Mais, nous observons que suite à la campagne « les dessous restent en dessous » qui fustigeait les tenues vestimentaires indécente, le phénomène a véritablement reculé.
 

 

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