Fonds européen de développement: les ordonnateurs évaluent les actions

La réunion des ministres qui s’est ouverte hier à Yaoundé va plancher entre autres sur la cohérence  et la complémentarité des programmes indicatifs

 

Les travaux de la réunion des ministres, ordonnateurs nationaux et régionaux du Fonds européen de développement (FED) pour l’Afrique centrale, tenus hier à Yaoundé ont été  ouverts par le ministre de l’Economie, de la Planification et  de l’Aménagement du territoire (Minepat), Louis Paul Motaze, en présence d’une forte délégation de membres du gouvernement et des responsables de l’Union européenne.
Une occasion pour les participants d’échanger sur les mécanismes et outils pouvant permettre et amplifier l’action du FED dans les différents volets d’intervention tant au niveau national qu’intra Afrique Caraïbes et Pacifique (ACP). Pour le Minepat, l’objectif majeur de  ladite rencontre est de faire une auto évaluation de la situation actuelle et des actions en cours. Il a ajouté que ce rendez-vous revêt une connotation particulière liée, d’une part, à l’importance des partages d’expériences dans la mise en œuvre des programmes indicatifs nationaux et d’autre part, à la nécessité d’assurer la cohérence et la complémentarité avec les programmes indicatifs nationaux et les autres instruments de financement de la coopération avec l’Union européenne. On note que les présentes assises se tiennent dans un contexte évolutif de la coopération ACP-UE axé sur trois plans.
Sur le plan partenarial, le contexte actuel de la coopération est principalement marqué par la mise en œuvre courante du 11e FED pour lequel est prévue en 2017 une revue à mi-parcours impliquant quelques réorientations et ajustements, en vue d’en optimiser la gestion et l’efficacité. Pour ce qui est de la thématique, le contexte évolutif de la coopération avec l’Union européenne est marqué notamment par l’adoption au niveau de l’UE du « nouveau consensus européen sur le développement », une stratégie alignée sur l’agenda 2030 des Objectifs de développement durable. Enfin, pour ce qui est spécifiquement de l’Afrique centrale, on note entre autres des préoccupations de paix et de sécurité touchant plusieurs pays et notamment la crise financière qui secoue l’ensemble de la région, sans oublier la faiblesse du processus d’intégration qui bloque la mise en œuvre des appuis du FED.  Il y a également la question de l’accélération du développement infrastructurel régional à travers l’activation du mécanisme du bleding et l’exploitation de la facilité d’investissement de la Banque européenne d’investissement. 

 

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