Familles : bilingues dès le berceau…
- Par Alexandra TCHUILEU N.
- 05 Feb 2026 11:19
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De plus en plus de manages optent pour le système d’enseignement francophone ou anglophone, ou les deux à la fois, pour multiplier les chances d’insertion de leurs enfants.
Chez les Sale, toute la maisonnée parle français. Du moins, le père, la mère et leurs cinq enfants. Sauf qu’il y a un plus. Seuls les enfants sont capables d’avoir des échanges exclusivement en anglais entre eux. Une vision voulue et souhaitée par les parents. « Ils sont capables de comprendre le français aujourd’hui, mais font leurs études en anglais. Cela nous convient absolument parce que c’est le moyen par excellence de développer leur bilinguisme », dit Estelle Sale, cadre d’administration et mère de famille. Aujourd’hui, elle n’est pas nécessairement outillée pour assurer le suivi de ses enfants, mais préfèrent qu’ils évoluent dans ce système. Option quasi similaire chez les Penibeck. A l’exception de leur fille aînée. « Parmi les trois enfants, seule la première est inscrite dans le sous-système francophone. Ses frères cadets apprennent exclusivement en anglais et ils sont tous capables de s’entraider dans l’une et l’autre langue en cas de souci », estime Stephen Penibeck, le chef de famille.
Cette formule semble de plus en plus partagée au sein des familles camerounaises. Des parents, issus de systèmes purement francophones, envoient leurs enfants pour la poursuite des études dans le sous-système anglophone. « Maîtriser l’anglais ouvre les portes de l’emploi au niveau national et international », estime le Dr Samuel Mbiagzi, enseignant à la Faculté des sciences économiques et de gestion de l’Université de Dschang. Ses choix pour ses enfants sont stratégiques. Tout autant que ceux de William Fotso Fonkam. Enseignant, il suit de près ses enfants inscrits dans le sous-système anglophone et veille à ce que le français parlé et écrit soient aussi corrects. « A part le moment où on révise, nous ne faisons rien presque rien d’extraordinaire en anglais dans notre maison purement francophone. Par contre, j’essaie de vérifier que leur français, surtout écrit, soit correct parce que c’est la grande faiblesse des apprenants du sous-système anglophone. Je trouve que dans le système anglophone, il y a moins de cours superflus », estime-t-il. Le...
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