Transformation du cacao: Le chocolat à petits pas
- Par Aïcha NSANGOU N.
- 05 Mar 2026 09:23
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Si le pays fait des progrès significatifs dans ce secteur, la grande partie des fèves transformées est encore vendue sous forme de matières premières industrielles.
L’industrie de transformation du cacao au Cameroun a accueilli un nouveau venu vendredi 27 février dernier dans la localité de Baré-Bakem, région du Littoral. Une usine en construction dont la capacité annuelle de transformation projetée à 32.000 tonnes devrait donner un coup de pouce au secteur qui enregistre déjà des chiffres encourageants. En effet, l’on se situe actuellement à une capacité installée de transformation de plus de 250.000 tonnes pour une production commercialisée de 300.000 tonnes lors de la récente campagne. « En transformant 80% localement, nous devenons les champions du monde », se réjouissait le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana ce jour-là, quand on sait que l’objectif de transformation était fixé à au moins 40%. De quoi donc se féliciter étant donné que la transformation apporte une certaine valeur ajoutée pour la campagne 2024-2025. Luc Magloire Mbarga Atangana sollicitera d’ailleurs des industriels qu’ils ouvrent leur capital aux coopératives de producteurs. Un deal gagnant-gagnant. Le Cameroun en ce moment compte environ six industries de transformation des fèves de cacao et une quarantaine d’unités artisanales. Ça veut donc dire que ça bouge dans le secteur. En effet, lors de la dernière campagne 2024-2025, l’on a pu constater que la transformation industrielle a franchi la barre des 100.000 tonnes de fèves. Les opérateurs (Neo Industry, Africa Processing, Atlantic Cocoa) et l’augmentation des capacités des anciennes usines dont Sic Cacaos sont à l’origine de cette performance. Quant aux unités de transformation artisanales, l’Office national du cacao et du café (Oncc) indique qu’elles ont broyé 82,1 tonnes de fèves brutes. « Cette activité, au fil des campagnes, se caractérise par l’instabilité des opérateurs. L’absence des équipements techniques modernes constitue un handicap au respect des exigences normatives et qualitatives du marché », justifie l’Oncc. Ce sont ces unités artisanales qui produisent les quelques marques qu’on retrouve sur le marché local que ce soit dan...
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